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Enhanced Data Rates for GSM Evolution

Générations et normes
de téléphonie mobile
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0,5G
1G
2G
2,5G
2,75G
3G
3,5G
3,75G
4G

Enhanced Data Rates for GSM Evolution (EDGE acronyme anglais de tranchant (d'une lame)) est une norme de téléphonie mobile, une évolution du GSM. Elle se révèle d'une part être un excellent complément de l'UMTS pour les opérateurs disposant d'un tel réseau notamment pour offrir les mêmes services à haut débit à davantage d'utilisateurs en zone rurale ou zone suburbaine non dense qu'à ceux en zone urbaine, et, d'autre part, être la préparation et l'amélioration de l'offre de services en vue du lancement d'un réseau 3G qui est malgré tout une condition sine qua non pour les utilisateurs en zone urbaine dense.

Sommaire

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Contexte [modifier]

Applications recherchées [modifier]

La course à l’innovation est permanente, il faut que chacun des opérateurs offre des contenus toujours plus nombreux et toujours plus variés. La condition sine qua non au développement d’applications telles la vidéo est l’augmentation des débits. Le GSM, 2e génération de mobiles, est dépassé. La solution dont le grand public a entendu parler ces dernières années n’est autre que l’UMTS (dit 3e génération ou 3G). Mais, si elle est la réponse technologique aux besoins des opérateurs elle possède un inconvénient majeur : son coût. Le coût de l’UMTS pour chaque opérateur sur le territoire français est aujourd’hui de 100 millions d’euros pour la licence et de 8 milliards pour l’infrastructure. Même si le prix initial (de 5 milliards par licence) fut considérablement réduit, il n’en reste pas moins que la 3G est trop chère. C’est pourquoi les opérateurs cherchent des alternatives moins coûteuses et l’une d’entre elles est l’EDGE, qui est présenté comme la génération 2,75. Les applications multimédias telles que la transmission de photos, de sons et de vidéos sont recherchées. EDGE est vu par certains opérateurs comme une alternative (Bouygues Telecom) ou un complément pour tous (Orange France) ou pour les entreprises uniquement (SFR) à l'UMTS. La norme UMTS impose en effet de déployer un nouveau réseau physique et donc des investissements très lourds pour les opérateurs. Le standard EDGE vise à optimiser la partie radio d’un réseau mobile sur la partie Data afin d’augmenter les débits principalement en voie descendante (i.e. sur les download, les téléchargements)...

Canal de transmission, caractéristique [modifier]

Le support physique de transmission est évidemment aérien. La propagation des ondes est dite par trajets multiples (se propagent dans plusieurs directions) et elle subit de nombreuses réverbérations et atténuations dues à l’environnement (collines, immeubles, etc.). Par ailleurs, de nombreuses ondes interfèrent avec le téléphone mobile de l’utilisateur.

Enfin, les utilisateurs d’un système de téléphonie mobile EDGE sont à des distances variables de leur station de base, a fortiori s'ils se déplacent ; ils subissent donc des délais de propagation différents.

Débit nécessaire [modifier]

La technologie EDGE peut théoriquement atteindre un débit maximum de 473 kbit/s. En pratique, le débit (maximum) a été fixé au niveau du standard de la norme EDGE à 384 kbit/s par l’ITU (International Telecommunication Union) dans le but de respecter la norme IMT-2000 (International Mobile Telecommunications-2000).

Le taux de transfert des données dépend non seulement de la modulation et du schéma de codage mais également de la qualité du lien et du temps de propagation. La technique de mesure d’un réseau EDGE est d’analyser chaque bloc de transmission composé de quatre séquences et d’en estimer la probabilité d’erreur. En cas de problème, une adaptation automatique de la modulation et du schéma de codage (donc du débit) est effectuée .

Bande de fréquences disponible [modifier]

La norme EDGE aura l’avantage de pouvoir rapidement s’intégrer au réseau GSM existant. En émission, un mobile EDGE - à l’instar d’un GSM – émettra donc dans une bande qui s'étend de 880 à 915 MHz (Uplink). En réception, la bande sera 925 à 960 MHz (Downlink). Ainsi, pour une communication, il y aura 45 MHz de séparation entre le canal d’émission et le canal de réception (Duplex separation).

Ces bandes de fréquences sont divisées en portions de 200 kHz (RF carrier spacing) chacune; ce sont les canaux de transmission. Il y en a donc au total 175 qui sont répartis entre les opérateurs. Chaque canal peut accueillir jusqu’à 8 transmissions simultanées en temps partagé.

Type de transmission [modifier]

Modulation [modifier]

Modulation 8-PSK

Pour pouvoir assurer un plus grand débit qu’avec le GPRS la méthode de modulation EDGE réutilise structure, largeur et codage du canal ainsi que mécanismes existants et fonctionnalités du GPRS.

La modulation utilisée pour la technologie EDGE est la modulation 8-PSK (Phase-shift keying). Dans cette méthode de modulation, 3 bits consécutifs sont représentés dans 1 symbole. Chaque symbole est situé à égale distance sur le cercle complexe.

Ainsi, le nombre de symboles transmis dans une certaine période est le même que pour le GPRS mais cette fois, chaque symbole transmis contient 3 bits donc le débit est accru.

Cependant, la contrepartie est que la distance entre symbole est moindre qu’avec le GPRS. Le risque d’interférence inter-symbole s'en trouve accru. Si les conditions de réception sont bonnes, cela ne pose pas de problèmes mais dans le cas contraire, il y aura des erreurs. Des bits supplémentaires seront utilisés pour ajouter plus de codes de corrections d’erreurs afin de recouvrer les données.

Codage [modifier]

La technologie GPRS possède 4 schémas de codages (CS1 à CS4) tandis qu’avec la technologie EDGE 9 schémas sont possibles désignés MCS1 à MCS9.

Par ailleurs, les 4 premiers schémas de modulations utilisent la modulation GMSK (Gaussian Minimum Shift Keying) alors que les 5 derniers utilisent la modulation 8-PSK. Le débit est très différent selon le schéma de codage.

Par exemple, avec un schéma CS4 en GPRS, la vitesse maximale est de 20 kbit/s ; avec un schéma MCS9 en technologie EDGE, elle passe à 59,2 kbit/s soit 3 fois la vitesse potentielle d’un réseau GPRS et ce sur un seul canal.

Notons par ailleurs que – à l’instar d’un réseau GPRS – le réseau EDGE a la possibilité d’utiliser plusieurs canaux simultanément, offrant ainsi une plus grande bande passante à l’utilisateur.

Accès multiple [modifier]

L’EDGE utilise aussi l’Accès Multiple à Répartition dans le Temps (AMRT) ; il s’agit d’un multiplexage temporel.

Tous les utilisateurs utilisent la bande passante mais un espace temporel est affecté à chacun. Ainsi, l’AMRT consiste à diviser le temps, en petits intervalles, et à attribuer un intervalle de temps donné à chaque canal. Notons qu’un intervalle de sécurité doit être intégré entre chaque canal.

Applications et services [modifier]

Déploiement, services actuels ou prévisions [modifier]

La question du déploiement du réseau est indissociable de celle de l’UMTS car il constitue une alternative à la 3G.

En France, l’UMTS ne fait pas l’unanimité. Peu convaincu par les premiers terminaux compatibles, les écarts peu importants entre les débits de l'UMTS première génération et ceux de EDGE et certainement échaudé par le prix de la mise en place du réseau, l’opérateur Bouygues Telecom privilégie, pour l’instant, la mise en place d’un réseau EDGE pour développer ses services I-Mode.

Les terminaux compatibles EDGE, déjà très répandus sur le marché, présentent également l’avantage d’être beaucoup moins chers et plus autonomes que leurs concurrents UMTS. L’EDGE fait aussi partie de la stratégie de Orange, comme complément de son réseau UMTS. Déployée sur l’ensemble du territoire à partir de 2005 (même dans les zones couvertes par l’UMTS), cette technologie sera présentée aux clients de l'opérateur comme une alternative moins onéreuse à l’UMTS, et un moyen d’avoir accès à du « presque » haut débit mobile y compris dans les zones rurales. De son côté, SFR, qui a choisi l’option UMTS, devrait aussi entamer une mise à jour de son réseau GPRS vers l’EDGE, mais ne met en avant cette solution que pour les endroits à très faible densité de population. Ainsi, dans l’avenir, nous pourrions imaginer un réseau UMTS (et EDGE) pour les zones urbaines et périurbaines et un réseau EDGE seul pour les zones rurales. À moins que l’ARCEP ne se mêle de l’affaire : l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes a en effet imposé aux deux premiers opérateurs français ayant acquis une licence UMTS en 2000 (SFR, Orange) de s’engager à couvrir 58% de la population française d’ici à la fin 2005 et près de 90% à l’horizon 2009/2010. Plus récemment, l'ARCEP s'est également penchée sur le cas de Bouygues Telecom, qui avait acquis sa licence UMTS un peu plus tard, en 2002: le troisième opérateur français n'aurait en effet pas respecté son engagement de couvrir 20% de la population de la métropole en 3G fin avril 2007.

Conclusions [modifier]

En conclusion, l’EDGE est aujourd’hui une alternative à l’UMTS (trop chère). Si cette norme perçait, elle pourrait devenir une solution de remplacement pour les gens les moins fortunés et souhaitant accéder à du contenu multimédia (limité par rapport à l’UMTS) ou alors pour ceux habitant des zones de densité de population très faible.

Résumons dans un tableau les points forts et faibles de la technologie EDGE :

Points fortsPoints faibles
Débit très supérieur au GSM Débit inférieur à l'UMTS
Moins cher que l’UMTS Exige de nouveaux combinés

Il faut cependant garder à l’esprit que l’UMTS n’en est qu’à ses débuts et que les débits peuvent s’accroître fortement, à l’image de ce qui s’est fait entre le GSM et EDGE.

Mais n’oublions pas la règle universelle : Si le consommateur moyen n’éprouve pas le besoin de nouveaux services (nécessitant un débit accru et donc de nouvelles normes), telle ou telle technologie ne percera pas. Reste les professionnels, pour qui le débit peut être crucial mais les retombées en termes de bénéfices comparées aux investissements risquent encore longtemps de rester un frein.

EDGE : Evaluation des risques (article a venir)

Tags associés : evolution, gprs, edge

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Short message service

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis Sms)
Pour les articles homonymes, voir SMS (homonymie). Page d'aide sur l'homonymie
Affichage d'un message reçu sur un téléphone mobile Motorola

Le service de messagerie SMS, plus connu sous le sigle SMS de la désignation anglaise Short Message Service, permet de transmettre de courts messages textuels ; c'est un service proposé conjointement à la téléphonie mobile, voire à d'autres appareils mobiles comme le Pocket PC.

Dans certaines régions du monde comme l'Amérique du Nord, le Royaume-Uni ou les Philippines, on parle de messagerie texte. Par rétro-acronymie, cette messagerie est également désignée par service de messages succincts.

Pour désigner les messages transportés, on parle de minimessage, de télémessage, de message texte, de SMS ou encore de texto.

Il est envoyé 50 000 SMS à chaque minute à travers le monde[1].

Sommaire

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Introduction au SMS [modifier]

Affichage d'un message reçu sur un téléphone mobile Nokia
La disposition classique d'un clavier de téléphone portable.

Le SMS permet de transmettre des messages de taille maximale comprise entre 70 et 818 caractères suivant la langue utilisée.

Par extension, un SMS désigne également un message transmis par ce biais. Bien que le terme texto soit une marque déposée par l'opérateur français SFR, son usage a tendance à se généraliser en France. Un jugement a d'ailleurs récemment considéré que l'usage du terme était d'une ubiquité telle en France que SFR ne pouvait plus prétendre à son utilisation exclusive. Cependant, il n'est pas employé dans les autres pays de langue française, comme par exemple en Belgique, en Suisse ou au Québec, où les termes « SMS » « message texte » et « messagerie texte » sont utilisés.

Le minimessage est rapidement devenu un moyen de communication très populaire, surtout en Europe, en Asie-Pacifique (mis à part le Japon), en Australie et en Nouvelle-Zélande, tout particulièrement parmi les populations jeunes et urbaines.

À l'origine, le SMS était destiné à transmettre des messages de service provenant de l'opérateur téléphonique, dans le système GSM dont il est issu, avant de connaître ses utilisations actuelles. Historiquement, le premier SMS commercial aurait été envoyé en décembre 1992 par un employé de Sema Group, Neil Papworth, à partir de son ordinateur personnel vers un téléphone mobile sur le réseau GSM de Vodafone au Royaume-Uni. Le premier message rédigé depuis un téléphone mobile aurait été envoyé par Riku Pihkonen, étudiant en ingénierie chez Nokia, en 1993.

Aujourd'hui le SMS est un marché à part entière. En effet, de nouvelles utilisations sont découvertes chaque jour (par exemple le vote dans les émissions télévisées) que ce soit par l'utilisateur particulier ou le professionnel spécialisé. Des sociétés ont dédiées intégralement leur activité à ce moyen de communication.

Les SMS sont transportés dans les canaux de signalisation définis par GSM et n'occupent pas la bande passante réservée au transport de la voix. De surcroît, leur taille est limitée, donc ils sont peu coûteux à transporter pour l'opérateur (évalué à entre 0,02 € et 0,07 € par SMS[2]). Leur émission est facturée par les opérateurs de téléphonie mobile, dont c'est devenu une source importante de revenus, notamment grâce à l'offre de SMS dits « surtaxés », c'est-à-dire dont le tarif dépasse celui ordinairement appliqué. En France, en raison du coût jugé excessif des SMS, une association de consommateurs a déposé plainte pour « abus de position dominante collective » auprès du Conseil de la concurrence[3].

Une version améliorée, les MMS (Multimedia Message Service), permet de transmettre des messages plus longs et au contenu riche, comme par exemple des photos, messages vocaux ou vidéo, et commence à se généraliser. Contrairement aux SMS, les MMS utilisent des canaux utilisateur qui doivent donc être prévus par l'opérateur.

Usages moins conventionnels [modifier]

Certains opérateurs offrent la possibilité d'envoyer des messages à des lignes téléphoniques fixes indépendamment de leur capacité à recevoir des messages textes. Le destinataire est alors automatiquement contacté en précisant l'expéditeur et on lui lit le message à l'aide de technologies de synthèse vocale.

Il est également possible d'envoyer des SMS via GPRS à des conditions tarifaires variables selon l'opérateur ; parfois, le coût de l'établissement de la connexion est en sus du prix du SMS.

De nos jours, les SMS sont également utilisés dans les communications de machine à machine. Par exemple, il existe des afficheurs à LED contrôlés par SMS.

Par ailleurs, de nombreuses entreprises ou collectivités locales utilisent des services d'envoi de SMS par Internet (envoi de SMS par e-mail ou via une requête HTTP). Par exemple, la ville de Rennes prévient automatiquement ses habitants par SMS lorsque leur passeport ou carte d'identité est disponible en mairie.

Des solutions d'envoi de SMS par Internet sont également utilisées dans les entreprises, les associations et les collectivités locales, pour des envois ponctuels (confirmer un rendez-vous) ou des envois en nombre (annoncer une soirée, ou l'ouverture de soldes privés). Ce marché représentait en 2006 plus de 20 millions de SMS envoyés par mois.

Depuis juin 2008, il est possible d'envoyer des SMS par Internet vers les téléphones fixes[Où ?]. Si le téléphone du destinataire n'est pas compatible, le message est lu par un automate.

L'envoi de SMS non-sollicités est interdit : il suffit normalement de répondre STOP à un SMS pour ne plus recevoir de messages de cet émetteur.

Jargon [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Langage SMS.

Afin de réduire le temps de rédaction et de réponse au maximum, les utilisateurs fréquents de ce service ont adopté un jargon, une sorte d'argot écrit composé d'abréviations et fonctionnant beaucoup sur les analogies sonores (archiphonèmes), ainsi que sur des dessins de type émoticône (smiley). Cet argot est similaire à celui des messageries instantanées (chat) si ce n'est que les textes en sont bien plus courts et très abrégés.

Détails techniques [modifier]

Le protocole Short Message Service - Point to Point (SMS-PP) est défini dans la norme de téléphonie mobile GSM 03.40[4]. Il est à distinguer du GSM 03.41 définissant le Short Message Service - Cell Broadcast (SMS-CB) qui permet de diffuser des messages (publicitaires, informations publiques, etc.) à tous les utilisateurs de mobiles d'une zone géographique donnée.

Chaque message est envoyé via un mécanisme Store and forward à un centre SMS (SMSC), qui essaie de le transmettre au destinataire. Si ce dernier n'est pas joignable, le centre stocke le message pour le retransmettre, en plusieurs tentatives si nécessaire. Deux opérations sont disponibles : le Mobile Terminated (MT), pour les messages envoyés à un terminal mobile, et le Mobile Originating (MO), pour ceux qui sont envoyés depuis un terminal mobile. La livraison du message étant basée sur la politique de best effort, il n'y a donc aucune garantie qu'un message soit effectivement délivré à son destinataire. Des délais ou une perte complète d'un message n'est pas exceptionnelle, particulièrement lorsque le message doit traverser des réseaux. L'expéditeur peut demander un accusé de réception de son message mais si les envois fructueux sont bien rapportés, les notifications d'échec ne peuvent pas être garanties.

La transmission de SMS entre le centre et l'appareil mobile peut être faite à travers différents protocoles tel que le SS7 dans le cadre du protocole standard GSM MAP, ou encore par TCP/IP avec le même standard. Les messages sont envoyés avec l'opération MAP supplémentaire forward_short_message, dont la longueur de charge utile (en jargon technique, « payload ») est limitée par les contraintes du protocole de signalisation à savoir 140 octets (140 octets équivalent à 140 × 8 bits = 1 120 bits). En pratique, cela se traduit soit par 160 caractères en encodage sur 7 bits, soit par 140 caractères en encodage sur 8 bits, soit encore par 70 caractères en encodage sur 16 bits[5]. Des jeux de caractères comme l'arabe, le chinois, le coréen, le japonais ou les langues slaves (tel que le russe) doivent être encodées en utilisant UCS2, dont le gain est de 2 octets (voir Unicode). À cette charge utile viennent s'ajouter les données de routage et autres métadonnées.

Un texte plus long, appelé SMS long ou SMS concaténés, peut être envoyé en le segmentant en plusieurs messages, de manière automatique par l'appareil mobile. Dans ce cas, le message commence par un en-tête utilisateur (UDH) contenant les informations de segmentation. L'UDH faisant partie du payload, le nombre de caractères par segment est moindre : 153 en encodage 7 bits, 134 en encodage 8 bits et 67 en encodage 16 bits. C'est le terminal récepteur qui est chargé de réassembler le message, puis de le présenter à l'utilisateur d'un seul tenant. Bien que le standard permette théoriquement jusqu'à 255 segments, en pratique seuls 6 à 8 segments de messages sont possibles, et chaque segment est facturé au prix d'un message individuel.

Classes de SMS 

Un SMS reçu sur le mobile est traité de manière différent suivant sa classe. La classe est définie dans le SMS Data Coding Scheme (DCS - Voir norme 3GPP 23.038) :

  • classe 0 : le message est directement affiché à l'utilisateur sur l'écran du mobile à la réception. Un rapport est envoyé ensuite au centre de service. Le message n'est enregistré ni dans la mémoire du téléphone ni dans la carte SIM. Il est effacé dès que l'utilisateur a validé la visualisation.
  • classe 1 : le message est enregistré dans la mémoire du téléphone et si cette mémoire est pleine, dans la carte SIM par défaut.

Note : un message reçu de type WAP Push pour configurer un mobile par exemple est de classe 1.

  • classe 2 : le message est enregistré sur la carte USIM. Un accusé de réception est envoyé au centre de service une fois que le message a bien été transféré sur l'USIM.
  • classe 3 : le message est transféré sur un équipement externe connecté au mobile (PDA, PC portable…).

 

Notion de durée de validité  

Pour des raisons techniques et financières, un SMS non délivré à son destinataire est détruit après un temps X définit par le réseau d'émission de cet SMS car celui-ci est stocké dans un SMSC le temps de sa transmission. Ce temps X est compris entre un minimum d'une heure et un maximum de une semaine. La valeur habituelle étant de 72 heures (3 jours). Il existe une variante one-shot du SMSC, l'USSD qui fonctionne selon le même principe excepté pour le stockage du message qui doit être transmis au premier essai.


Les SMS peuvent aussi être utilisés pour envoyer des contenus binaires tels que des sonneries téléphoniques ou des images (logos), ainsi que des mises à jours logicielles (OTA). De telles utilisations sont toutefois des extensions propriétaires au standard GSM, et plusieurs standards sont en compétition, bien que le Smart message de Nokia soit de loin le plus répandu.

Le standard SMS définit un moyen pour un périphérique tiers, par exemple un ordinateur personnel ou un PDA, de contrôler les fonctions SMS d'un appareil mobile, via un câble RS-232 (null-modem), une liaison Bluetooth ou infrarouge, etc. Le protocole de communication est basé sur des commandes AT étendues, dont les plus communes sont AT+CMGS (envoyer message), AT+CMSS (envoyer message depuis stockage), AT+CMGL (lister messages) et AT+CMGR (lire message).

Bibliographie [modifier]

  • Jacques Anis, Parlez-vous texto ? Guide des nouveaux langages du réseau, éd. Le Cherche-Midi, 2001.
  • Cédrick Fairon, Jean René Klein et Sébastien Paumier, Le langage SMS. Étude d'un corpus informatisé à partir de l'enquête 'Faites don de vos SMS à la science' , Presses universitaires de Louvain, Louvain-la-Neuve. Cahiers du Cental, 3.1, 2006.
  • Cédrick Fairon, Jean René Klein et Sébastien Paumier, Le Corpus SMS pour la science. Base de données de 30.000 SMS et logiciels de consultation, CD-Rom, Presses universitaires de Louvain, Louvain-la-Neuve. Cahiers du Cental, 3.2, 2006.
  • Jean Véronis, Émilie Guimier De Neef, Le traitement des nouvelles formes de communication écrite. In Sabah, G. (Éd.), « Compréhension automatique des langues et interaction » (p. 227-248). Paris : Hermès Science

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BlackBerry

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BlackBerry de dernière génération (8800c)
BlackBerry de seconde génération (7250v)
BlackBerry Pearl 8130

BlackBerry (mûre en anglais, à une majuscule de fantaisie près) est le nom d'une technologie développée par la compagnie canadienne RIM et par extension, le nom donné aux smartphones utilisant cette technologie.

Sommaire

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Usage [modifier]

La technologie Blackberry permettant de recevoir et envoyer des courriels est utilisée pour recevoir ses e-mails en mode « push », c'est-à-dire en temps réel, sans avoir besoin d'aller se connecter à un serveur, sur 1 à 10 comptes de messagerie différents. Le mode de compression réduit la taille du message, ce qui facilite la synchronisation de ses courriels avec le serveur de messagerie électronique via le réseau de téléphonie mobile sur lequel l'appareil est connecté (GSM, GPRS, UMTS...). Ainsi, envoyer un courriel est aussi simple que d'envoyer un SMS ou un MMS.

Le Blackberry permet la lecture intelligente des pièces jointes aux formats .doc, .xls, .ppt, .pdf, wpd, .html, .txt, .zip, .jpg .bmp, .png, .gif, .tiff.
Deux méthodes de lecture sont possibles :

  • présentation de la table des matières du document sur le BlackBerry : chargement au choix de la partie désirée ;
  • chargement du contenu au format texte et image pour optimiser l'affichage et le temps de chargement.

Un grand avantage de la technologie est qu'elle permet de lire rapidement les pièces jointes de très grande taille (doc, xls, ppt, pdf, txt, images, etc.), grâce à une puissante compression de l'information. Les pièces jointes peuvent voir leur taille divisée par 200. Par exemple, un courriel reçu avec une photo de 3 Mo sera transmis sur le BlackBerry avec la même image réduite à 20 ko environ (soit une taille divisée par 150 fois).

Cette technologie permet également de naviguer sur Internet. L'interface web permet d'accéder à ses comptes courriel BlackBerry et de les gérer (ajout, suppression, etc.)

Parc d'utilisateurs [modifier]

D'après RIM, le BlackBerry compte environ 21 millions d'utilisateurs (novembre 2008) de par le monde. Certains estiment qu'un million de fonctionnaires américains l'utilisent régulièrement, dont plusieurs décideurs importants et en particulier le nouveau président Barack Obama.

En France, SFR a été le premier opérateur à commercialiser les solutions BlackBerry, dès 2001-2002 ; l’opérateur de téléphonie mobile Orange et RIM ont lancé le 15 décembre 2005, le BlackBerry 8700f. Disponible pour les clients Entreprises d’Orange en France, ce terminal est le premier BlackBerry compatible avec le réseau EDGE d’Orange disponible en Europe.

La société canadienne Research In Motion, qui collabore étroitement avec l'université de Waterloo en Ontario, a elle-même développé sa gamme de terminaux BlackBerry. De plus, Siemens a intégré cette technologie à son modèle SK65.

En Algérie, l'opérateur privé Djezzy, en partenariat avec RIM, a lancé en avant-première au Maghreb, le 15 novembre 2006, la première offre BlackBerry. L'opérateur Djezzy (Orascom Télécom Algérie) a lancé le BlackBerry en 2007 suivi par l'opérateur historique Mobilis(Algérie Télécom).

Au Maroc, l'opérateur historique Maroc Telecom a lancé le Blackberry à la fin de février 2007, suivi par son concurrent direct Méditel quelques jours plus tard, le 3 mars 2007.

Au Sénégal, La société Tigo, concurrent de l'opérateur historique Orange a lancé l'offre Blackberry en septembre 2007.

A Madagascar, La société Celtel devenue Zain a lancé l'offre Blackberry en février 2008

Au Cameroun, la société MTN a lancé l'offre Blackberry en août 2008

Concurrence [modifier]

Malgré la concurrence directe de Nokia et Microsoft, RIM a su garder des parts de marché importantes dans le secteur des PDA principalement au sein des entreprises.

Une étude de Gartner[1] du 6 juin 2008 indique que la part de RIM sur le marché mondial du smartphone est de 13 %, derrière Nokia qui en possède 45, 2 % et devant Apple qui est à la troisième place avec 5 %. Aux É.-U., c'est RIM qui est leader du marché avec 42 % et Apple est second avec 20 %.

En ce qui concerne l'accès à sa messagerie sur portable, il existe de nombreuses autres solutions qui reposent sur des technologies Windows Mobile, Symbian ou J2ME. Par exemple, la compagnie mondiale SEVEN a une offre logicielle qui permet à plus de 300 portables autres que Blackberry de se synchroniser en temps réel avec un serveur de messagerie professionnelle comme Microsoft Exchange ou personnelle (par exemple, Yahoo).

Problème de sécurité [modifier]

Les courriers électroniques envoyés à l'aide d'un BlackBerry transitent par des serveurs situés au Canada et aux États-Unis pour l'Amérique du Nord et au Royaume-Uni pour l'Europe. Des doutes existent donc sur le fait que la National Security Agency américaine en charge de la surveillance des communications et de façon plus générale, tous les pays membres du programme Echelon puissent « écouter » les serveurs informatiques du RIM.

Le gouvernement français estimant que cela peut présenter des risques de sécurité et d'espionnage industriel pour la France, une circulaire du secrétariat général de la défense nationale, interdit l'utilisation de terminaux Blackberry dans les cabinets ministériels français et dans les entreprises certifiées par le ministère de la Défense.

Le 25 septembre 2007, Research in Motion a obtenu deux certifications internationales de sûreté, lors de la huitième conférence internationale des Critères Communs, composée de vingt-cinq pays, qui assurent au moins une certaine garantie contre les attaques - mais uniquement extérieures.

Comparatif BlackBerry / Windows Mobile [modifier]

La technologie Blackberry est une technologie concurrente de Windows Mobile et Microsoft Exchange mais compatible sous certaines conditions.

L'avantage initial du BlackBerry sur Windows Mobile était la visibilité instantanée des courriels grâce à la technique du push ; Microsoft a alors introduit ActiveSync qui offrait le même avantage. Il reste cependant au Blackberry une meilleure compression des pièces jointes, point moins probant chez Microsoft, compression qui réduit d'autant les coûts de facturation.

Pour les entreprises équipées de Microsoft Exchange souhaitant doter leurs collaborateurs d'un BlackBerry, il est nécessaire d'installer un serveur Blackberry interfacé avec le serveur Exchange. Le coût de la licence pour ce serveur dépend du nombre d'utilisateurs de BlackBerry.

Une fois ce serveur installé, l'utilisateur doit souscrire chez son opérateur à une option data BlackBerry dont le prix varie selon la quantité de data nécessaire.

À titre d'exemple, une licence pour 20 utilisateurs coûtait 3500 € HT chez Orange fin 2007. L'option BlackBerry 15 mo coûte 24 euros/mois.

De nombreuses solutions existent pour mettre à jour, en temps réel, sa messagerie electronique de travail avec son portable. Par exemple, SEVEN, une solution globale de messagerie sur portable, offre des produits certifiés sur plus de 300 portables autres que RIM/Blackberry et à moindre coût.

Anecdote [modifier]

L'ubiquité des BlackBerry dans le monde corporatif, tout comme la facilité d'envoyer des courriels, lui a valu le surnom de « Crackberry » (en référence au crack, une drogue à la toxicité importante).

S'appuyant sur une étude Ipsos Reid, estimant qu'un utilisateur de BlackBerry gagnait en moyenne 60 minutes par jour, la marque a mis en ligne un site baptisé http://mesbonnesresolutionsblackberry.com et revenant sur les principales fonctionnalités de ces smartphones (messagerie, bureautique, divertissement, etc.)

Le président des USA, Barack Obama, possède un BlackBerry. Après son élection, les services de sécurité lui ont demandé de l'abandonner. Après négociations, deux jours après son investiture, un compromis a été trouvé. Il pourra continuer à utiliser un smartphone dans un cadre très restreint mais qui ne sera pas de marque Blackberry mais un General Dynamics sous Windows CE. Source AFP

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