Disque Blu-rayUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.(Redirigé depuis Blue ray)
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Le disque Blu-ray ou Blu-ray disc (abréviation officielle BD, autre dénomination B-RD) est le support par lequel Sony veut remplacer le DVD. Il avait comme principal concurrent le HD DVD, lancé par Toshiba et soutenu par Microsoft, qui ont annoncé son abandon en février 2008[1]. Il est basé sur un rayon laser bleu-violet (longueur d’onde : 405 nm), d’ouverture numérique élevée (0,85), d’où le nom en anglais blue ray (rayon bleu) contracté en « Blu-ray » pour déposer la marque. Par comparaison avec le laser rouge (longueur d’onde : 780 nm) d’ouverture numérique 0,45 utilisé pour le CD et le laser orange (longueur d’onde : 650/635 nm) d’ouverture numérique 0,6 utilisé pour le DVD, il permet de stocker plus d’informations sur la même surface grâce à un rayon plus fin (diamètre du spot laser : 290 nm) induisant des sillons de gravure plus petits et plus rapprochés (écart : 320 nm) et des alvéoles plus courtes (longueur minimale : 149 nm — 135 nm pour le modèle 27 Go actuellement abandonné). Les premiers appareils grand public à utiliser cette technologie sont apparus fin 2006, notamment la PlayStation 3 en novembre au Japon puis aux États-Unis, et le 23 mars 2007 en France.
Origine du nom « Blu-ray » [modifier]Le nom « Blu-ray » vient simplement de la technologie utilisée pour lire et graver les données : « Blu » (bleu) et « ray » (rayon laser). Selon la Blu-ray Disc Association, l’orthographe « Blu-ray » n’est pas une erreur, le « e » de « blue » a été retiré afin de pouvoir déposer la marque.
Capacité et vitesse [modifier]Un disque Blu-ray double couche contient 50 Go, soit 4h26 de vidéo HD (Haute-Définition) au format [MPEG-2] avec un débit binaire de 25 Mb/s (104 ko par image) voire 6h06 en H.264/MPEG-4 AVC avec un débit binaire de 18 Mb/s, ou 22 heures de vidéo SD(Simple Definition) au format MPEG-2 avec un débit binaire de 5 Mb/s(equivallent du [DVD]). Le taux de transfert est de 36 Mbits/sec (4,5 Mo/s) pour les lecteurs 1× et de 72 Mbits/sec (9 Mo/s) pour les lecteurs 2× actuellement disponibles sur le marché. Les standards BD-R (disque enregistrable), BD-RE (réinscriptible) et BD-ROM (lecture seule) font partie des spécifications Blu-ray 2.0. Les disques pré-enregistrés BD-ROM étaient disponibles début 2007 ; le premier BD-ROM a été gravé en novembre 2005 (Sony Pictures Home Entertainment). Le projet de faire des disques de 100 Go et 200 Go a finalement abouti ; le disque de 100 Go utilise des couches de 25 Go, tandis que celui de 200 Go utilise des couches de 33,3 Go. Pour le moment, seuls certains appareils, comme la PlayStation 3, peuvent lire ce format en simple et double couche. Il n’existe actuellement aucun lecteur pour les disques de 100 et 200 GB (confirmé par Hitachi, créateur du BD 100 Go[réf. nécessaire]). Codecs [modifier]Le format BD-ROM spécifie trois codecs pour la vidéo : MPEG-2 (le standard actuellement utilisé pour les DVD), le codec H.264/MPEG-4 AVC, et le codec VC-1 basé sur le codec Microsoft Windows Media 9. Le premier codec autorise seulement deux heures de contenu en haute définition sur un disque Blu-ray simple couche, mais avec les autres codecs un disque simple couche peut contenir environ quatre heures. Le MPEG-2 haute définition a un taux de transfert d’environ 25 Mbit/s, alors que les deux autres ont un taux de transfert d’environ 15 Mbit/s pour la vidéo et 3 Mbit/s pour l’audio. Les disques BD-RE (et par extension les disques BD-R) supportent maintenant le MPEG-2 SD et le MPEG-4 HD grâce à la diffusion via la tnt HD enregistrée sans modification du signal d'origine qui conserve ainsi sa qualité native, le 16/9 et le son 5.1 .. Les méthodes d’encodage du flux audio incluent le PCM linéaire, le Dolby Digital (dont le Dolby TrueHD à compression sans perte), le DTS (dont le DTS HD, initialement DTS++, à compression sans perte). Les problèmes de compatibilité ascendante ont été pris en compte dans les formats HD des flux audio :
Variations [modifier]Une spécification pour un disque Blu-ray de 8 cm a déjà été finalisée et approuvée. Il en résulte un disque de 8 cm simple couche à une face, capable de contenir 15 Go, soit une fois et demie la capacité d’un DVD double couche normal de 12 cm. Ce format serait adapté pour les petits appareils portables, comme les lecteurs vidéos ou les caméras numériques, dont le futur modèle de la PlayStation Portable. Un disque hybride Blu-ray/DVD a été développé par JVC et LG et attend d’être reconnu par l’association Blu-ray Disc. Cela permettrait d’utiliser un même disque dans les lecteurs Blu-ray et DVD. Les utilisateurs pourraient acheter un seul disque pouvant être lu soit en définition normale soit en haute définition, suivant le matériel utilisé. Les utilisateurs ne possédant qu’un simple lecteur DVD pourront regarder la vidéo en définition normale, puis en haute définition lorsqu’ils achèteront un lecteur Blu-ray. Sony propose dans sa gamme VAIO AR des PC portables d’ores et déjà équipés de graveur Blu-ray double-couche. Technologie [modifier]Longueur d’onde du laser [modifier]Cette technologie utilise une diode laser bleue (en fait bleue violacée) fonctionnant à une longueur d’onde de 405 nm pour lire et écrire les données. Les CD et les DVDs conventionnels utilisent des lasers rouges et oranges à respectivement 780 nm et 650/635 nm. Au niveau de la comparaison des couleurs, la couleur visible d’un tube de lumière noire est dominée par les émissions violacée du mercure à 435,8 nm. La diode laser bleu violacé utilisée pour les disques Blu-ray fonctionne à 405 nm, ce qui est nettement plus violet (plus proche de l’extrémité violette du spectre de la lumière visible) que la partie visible de la lumière noire. Un effet secondaire du fait que la longueur d’onde soit très petite est que plusieurs matériaux deviennent fluorescents, et le rayon apparaît comme blanc bleuté s’il se réfléchit sur une surface blanche (comme une feuille de papier). Si les technologies futures projettent l’utilisation de supports fluorescents, les disques Blu-ray fonctionnent d’une manière similaire à celle des CD et des DVD et n’utilisent pas la fluorescence des supports pour lire les données. Le laser bleu violacé a une longueur d’onde plus courte que celle des systèmes CD ou DVD, et cette réduction permet de stocker plus de données sur un disque de même taille (12 cm). La taille minimale du point sur lequel le laser peut être focalisé est limitée par la diffraction, et dépend de la longueur d’onde de la lumière et de l’ouverture numérique de la lentille utilisée pour le mettre au point. En diminuant la longueur d’onde (en se rapprochant de l’extrémité violette du spectre), en utilisant un système à double lentille avec une meilleure ouverture numérique (meilleure qualité) et en rendant le disque plus fin afin d’éviter certains effets optiques, le laser peut être focalisé beaucoup plus précisément sur la surface du disque. On obtient des pointages lumineux plus précis, et ainsi il peut stocker plus d’informations sur le disque dans un même espace. En plus des améliorations optiques, le disque Blu-ray présente des améliorations en ce qui concerne l’encodage des données et le rapprochement des pistes entre elles, ce qui permet de stocker encore plus de données (voir l’article sur le disque compact pour des informations sur la structure optique du disque). Technologie de protection renforcée [modifier]L’introduction de TDK au sein de la fondation Blu-ray, annoncée le 19 mars 2004, fut accompagnée d’un grand nombre d’indications pouvant améliorer de façon significative l’avenir du disque Blu-ray. La technologie de protection renforcée de TDK permettrait aux disques Blu-ray de mieux résister aux rayures, et leur permettrait d’être nettoyés des empreintes de doigts avec un simple tissu, procédé qui laisse des micro-rayures sur un CD ou un DVD normal. La fabrication dans les moindres détails [modifier]Comme tous les disques optiques, le Blu-ray est un support qui nécessite plusieurs heures de fabrication et une extrême minutie. Ainsi, le disque Blu-ray est composé de plusieurs couches de substrats à partir d'un disque nommé "Master". Il est confectionné au sein d'une salle blanche dans laquelle la pression est volontairement basse afin de limiter la volatilité des impuretés. Les personnes qui interviennent lors de la fabrication sont équipés de combinaisons spéciales. Tous les détails de la conception d'un disque Blu-ray sont regroupés au sein d'un dossier complet illustré[2]. La guerre des supports HD [modifier]Cette association de TDK et Sony visait naturellement à rendre le BD moins coûteux à la fabrication pour mieux rivaliser avec le concurrent HD DVD qui certes avait des capacités maximales de stockage inférieures au Blu-ray (15 Go par couche pour le HD DVD contre 25 Go par couche pour le BD) mais qui avait l’avantage de pouvoir être fabriqué sur les chaines actuelles de montage du DVD. Avant le progrès de TDK, le consommateur était bien embêté car les deux supports étant incompatibles entre eux d’un point de vue de lecture, il aurait fallu acheter un lecteur BD et un lecteur HD DVD pour pouvoir regarder les films des uns ou des autres. La première solution envisagée était de destiner le Blu-ray au stockage informatique et le HD DVD aux films. Cette solution était calquée sur un problème similaire ayant opposé le VHS au Betamax. Ce dernier était d’une qualité supérieure à celle du VHS, mais sa capacité d’enregistrement était moindre. Davantage de fabricants se sont ralliés au format inventé par JVC : le VHS a donc été destinée au marché grand public et le Betamax à une utilisation professionnelle dans sa version Betacam. Par analogie à cette époque, Sony et TDK nous permettent donc d’avoir un VHS qui a la qualité du Beta. Le 19 février 2008, Toshiba annonçait qu’il abandonnait la technologie HD DVD laissant le Blu-ray Disc sans concurrence[1]. En effet, le Blu-ray offrant la plus grande quantité de stockage et malgré son coût plus élevé par rapport au HD-DVD, le fait que Wal-Mart et Warner Bros le choisissent comme support exclusif en abandonnant définitivement le HD-DVD a joué un grand rôle. Coûts décroissants [modifier]Les membres de la fondation Blu-ray ont concentré leurs efforts sur la réduction des coûts de production, en jouant sur différents aspects. Le 15 avril 2004 par exemple, Sony et Toppan Printing ont annoncé la réussite du développement d’un disque Blu-ray composé à 51 % (en masse) de papier, ce qui pourrait réduire les coûts de production et améliorer son côté environnemental. Compatibilité DVD [modifier]La fondation Blu-ray a, bien que ce ne soit pas obligatoire pour les constructeurs, modifié les équipements Blu-ray afin d’assurer une rétrocompatibilité. Cet aspect rend la migration plus attirante pour les utilisateurs, car ils ne sont pas obligés de remplacer leur collection de DVD. Applications [modifier]Enregistreurs et consoles de jeux [modifier]Le premier enregistreur de disques Blu-ray a été dévoilé par Sony le 3 mars 2003, cependant, suite à de nombreux retards, les premières platines compatibles Blu-ray ne devaient pas apparaître avant fin juin 2006. Le 1er septembre 2003, JVC et Samsung Electronics annoncèrent des produits fondés sur la technologie Blu-ray à l’IFA, à Berlin, en Allemagne. En mars 2004, Sony et Matsushita ont annoncé la vente de disques de 50 Go la même année. Pourtant, il n’y avait alors ni lecteurs de salons, ni graveurs de Blu-ray pour ordinateurs disponibles. Sortie en novembre 2006 au Japon puis aux États-Unis et le 23 mars 2007 en Europe, la nouvelle console de Sony, la PlayStation 3, est équipée en série d’un lecteur Blu-ray. C’est l’une des premières machines de salon à être équipée de ce support. À l’image de la PlayStation 2 et de son lecteur DVD, Sony veut se servir de la popularité des jeux vidéo et de la marque PlayStation pour imposer l’usage du Blu-ray. Stockage de données pour les ordinateurs personnels [modifier]Sony a lancé un PC portable de la série VAIO qui dispose du premier lecteur/graveur Blu-ray (série AR). La première annonce[3] d’un périphérique Blu-ray était à propos de l’OPU81 par Philips, en janvier 2005 et prévu[4] pour la deuxième moitié 2005, mais a été repoussé. Utilisation [modifier]Devant partager le marché naissant de la haute définition avec son concurrent HD DVD, le Blu-ray s'est introduit lentement et avec difficulté dans les foyers. Ces deux technologies nouvelles étaient en effet coûteuses mais aussi source d'insécurité : choisir l'un des deux formats était faire un pari sur son avenir car il était certain que l'un de ces formats n'allait pas être maintenu très longtemps. Toutefois, la part de marché des Blu-ray sur le secteur haute définition dépassait déjà fin 2007, celle du HD DVD, aussi bien en termes de médias vendus que de platines, avec deux Blu-ray vendus pour un HD DVD[5]. À partir de la victoire du média en 2008 (Toshiba a finalement abandonné le HD DVD le 19 février 2008), de nombreux constructeurs ont annoncés la commercialisation de matériel compatible, et les ventes de Blu-ray constituent aujourd’hui la quasi totalité des ventes de média Haute-Définition. En Europe, les ventes de Blu-ray deux ans après sa sortie ont finalement été supérieures à celles du DVD à son époque[6]. Toutefois, le blu-ray a du mal à percer mondialement. Et la PS3 est la seule console dotée d'un lecteur de blu-ray. Les ventes de blu-ray discs aux USA ont chuté de 40 pour cent en février 2008, même si Sony se targue d'avoir vu augmenter lesdites ventes le mois suivant de 2 pour cent[7]. Samsung, pourtant promoteur de la démocratisation du blu ray dans les foyers, annonce même la mort du Blu-ray dans 5 ans[8]. De plus, la technologie upscale de plus en plus prisée par le grand public constitue une nouvelle concurrence pour les disques à haute définition et pourrait bien abattre définitivement le Blu-ray[9]. Grâce aux nouveaux lecteurs DVD équipés de prise HDMI, l'image d'un DVD sur une TV HD est améliorée[10]. Toshiba sort en Europe fin septembre 2008 un nouveau type de lecteur DVD qui devrait rendre la qualité de lecture des DVD sur une télévision HD quasiment équivalente à celle du blu ray[11]' [12]. Seulement 9 % des personnes n'ayant pas de lecteur Blu-ray envisagent d'en acheter un[13]. Les disques Blu-ray restent chers, peu nombreux[13]. Néanmoins, le rythme mensuel des sorties Blu-ray s'accélère. Critiques [modifier]La nécessité d’une si grande capacité n’est a priori pas totalement justifiée, notamment par le fait qu’un simple DVD peut contenir un film en haute définition pourvu qu’il soit encodé en H.264 (ou un format de même génération). En effet, le choix d’un meilleur encodage que le MPEG-2 (utilisé sur les DVD video) permet d’augmenter la quantité d’informations stockées dans un même volume de données. Néanmoins le contenu des disques évolue, et on peut s’attendre à trouver plus d’interactivité (notamment les DVD Interactifs qui sont souvent des jeux) ou de prise de vue différentes dans les films. On peut imaginer de nouveaux marchés tels que des films 3d, qui pourraient tirer profit d’une grande capacité de données. Soutien des studios [modifier]Depuis février 2008, tous les principaux studios soutiennent le Blu-ray. Toutefois, ce soutien a parfois été tardif en raison de la concurrence du HD-DVD. Comme on aurait pu le prévoir, Sony Pictures Entertainment et les studios MGM ont tous deux annoncé leur soutien du format Blu-ray dès sa création. Le 3 octobre 2004, le groupe 20th Century Fox a annoncé qu’il rejoignait la fondation Blu-ray, mais n’a pas encore décidé quel format soutenir (bien qu’il semble que ce sera le Blu-ray). Le 8 décembre 2004, la Walt Disney Company (et sa division de distribution audiovisuelle, Buena Vista Home Entertainment) ont annoncé un soutien exclusif au format Blu-ray. Le 7 janvier 2005, Vivendi Universal Games (VU Games) et Electronic Arts (EA Games) ont annoncé leur soutien au disque Blu-ray. Le 10 mars 2005, Apple Computers Inc. a rejoint la fondation Blu-ray[14]. Le 20 octobre 2005, Warner Bros. a annoncé[15] son soutien du format Blu-ray. Le 4 janvier 2008, Warner Bros. a annoncé[16] qu’il sortira uniquement des disques au format Blu-ray. La commercialisation des DVD haute définition au format HD DVD se terminera le 31 mai 2008. Le 20 février 2008, Universal Pictures a confirmé[17] son adoption définitive du Blu-ray, après l’abandon du format HD-DVD par Toshiba. Le 22 février 2008 Paramount Pictures est la dernière grande compagnie à confirmer[18] son adoption définitive du Blu-ray, après l’abandon du format HD-DVD par Toshiba. Alternatives [modifier]Le principal concurrent du Blu-ray était le HD DVD (suite à l’abandon par Toshiba de son format, il est en 2008 le seul format HD), soutenu par Toshiba, NEC et Microsoft. Il possédait une densité de données plus faible, mais était moins cher à produire (car utilisant les mêmes chaînes de montage que le DVD actuel), ainsi que les périphériques de lecture et d’écriture. Le 29 novembre 2004, quatre studios hollywoodiens ont annoncé leurs projets de s’appuyer sur le HD DVD plutôt que sur le Blu-ray, bien que de façon non exclusive : New Line Cinema, Paramount Pictures, Universal Studios et Warner Bros. De fait, depuis août 2006, Paramount Pictures et Warner Bros produisent parallèlement des versions Blu-ray de leurs films. Cependant, en août 2007, Paramount Pictures et Dreamworks ont suspendu leur soutien au Blu-ray ; leurs films ne seront désormais pressés que sur des disques HD DVD, tandis que Warner Bros annonce le 4 janvier 2008 l’exclusivité de leurs films au Blu-ray à partir de mai 2008. Autres concurrents :
Médias optiques futurs [modifier]
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Dimanche 08 Février 2009Poster un commentaire
Universal Serial BusUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.Aller à : Navigation, Rechercher
L’Universal Serial Bus (USB) est un bus informatique à transmission série servant à connecter des périphériques informatiques à un ordinateur. USB permet de connecter des périphériques à chaud et en bénéficiant du plug-and-play. Le bus USB peut alimenter certains périphériques en énergie, et dans sa version 2, il autorise des débits allant de 1,5 Mbit/s à 480 Mbit/s. La version 3, à venir dans les produits grand public à partir de 2010, proposera des débits jusqu'à 4,8 Gbit/s.
Historique [modifier]L’USB a été conçu au milieu des années 1990 afin de remplacer les nombreux ports externes d’ordinateur lents et incompatibles. Les différentes normes existantes sont :
Wireless USB : projet en déclin (voir le lien) Marché concerné [modifier]USB a supplanté divers bus qui équipaient auparavant les ordinateurs : port série RS-232, port parallèle, port PS/2, port joystick, port SCSI, et même des bus internes comme PCI pour la connexion de certains dispositifs (par exemple cartes son ou cartes de réception de la télévision). La gamme des périphériques disponibles pour le bus USB est extrêmement vaste ; on peut cependant relever les applications suivantes :
Le bus USB peut alimenter en énergie les périphériques, dans une certaine limite de courant consommé. Ceci est notamment mis à profit pour permettre la recharge d'appareils portables, pour lesquels on voit apparaître des adaptateurs secteur disposant d'une connectique USB limitée à l'alimentation électrique. La connectique USB a donc une certaine diffusion au-delà des périphériques informatiques stricto-sensu, en tant que connecteur électrique de faible puissance. Par exemple, un certain nombre de gadgets alimentés sur port USB sont apparus sur le marché, qui ne sont pas des périphériques informatiques : lampes d'appoint, petits ventilateurs, etc. Le bus USB est utilisé en interne dans certains ordinateurs, pour connecter des périphériques internes tels que webcams, récepteurs infrarouges[3] ou lecteurs de cartes mémoire. Spécifications techniques [modifier]Caractéristiques générales [modifier]L’Universal Serial Bus est une connexion à haute vitesse qui permet de connecter des périphériques externes à un ordinateur (hôte dans la terminologie USB). Il permet le branchement simultané de 127 périphériques par contrôleur (hôte). Le bus autorise les branchements et débranchements à chaud (« hot plug », sans avoir besoin de redémarrer l’ordinateur) et fournit l’alimentation électrique des périphériques sous 5 V, dans la limite de 500 mA. Le bus possède une topologie arborescente (dite également en étoile) : les feuilles de cet arbre sont les périphériques ; les nœuds internes sont des hubs qui permettent de greffer des sous-arborescences dans l'arborescence principale. On trouve dans le commerce ces hubs sous forme de petits boîtiers alimentés soit sur le bus, soit sur le secteur, et qui s'utilisent comme des multiprises. Certains périphériques intègrent également un hub (moniteurs, claviers, etc.). Cependant, tout bus USB possède au moins un hub situé sur le contrôleur : le hub racine, qui peut gérer les prises USB de l'ordinateur. Le nombre de hubs connectés en cascade est limité : hub racine compris, il ne doit pas exister plus de 7 couches dans l'arborescence.[4] La version 1.x du bus peut communiquer dans deux modes : lent (1,5 Mbit/s) ou rapide (12 Mbit/s, soit 1,5 Mo/s) :
USB 2.0 introduit un troisième mode permettant de communiquer à 480 Mbit/s (soit 60 Mo/s). Ce mode est appelé High Speed. Il est utilisé par les périphériques rapides : disques durs, graveurs, etc. La dernière version, l’USB 3.0, comporte un quatrième mode (« Super Speed ») permettant de communiquer à 4,8 Gbit/s (soit 625 Mo/s). Les premiers appareils disposant de l'USB 3 sont prévus pour 2010. Lorsque l’on parle d’un équipement USB il est nécessaire de préciser la révision de la norme (1.1 ou 2.0) mais également la vitesse (Low, Full ou High Speed). Par exemple, une clef USB spécifiée en USB 2.0 n’est pas forcément High Speed si cela n’est pas précisé. Les systèmes High Speed sont reconnaissables à leur logo portant explicitement la mention « High Speed ». Le bus USB reste plus lent que des bus internes comme PCI ou AGP. Connectique et caractéristiques électriques [modifier]L’architecture USB a pour caractéristique de fournir l’alimentation électrique aux périphériques en utilisant pour cela un câble composé de quatre fils (la masse GND, l’alimentation VBUS et deux fils de données appelés D- et D+). Ces deux derniers fils (D+ et D-) forment une paire torsadée et utilisent le principe de la transmission différentielle afin de garantir une certaine immunité aux bruits parasites de l’environnement physique du périphérique ou de son câble.
Différents types de connecteurs USB, de gauche à droite : 8 pin mâle propriétaire[5], mini B mâle, type B mâle, type A femelle et type A mâle.
Le bus USB ne permet pas de relier entre eux deux périphériques ou deux hôtes : le seul schéma de connexion autorisé est un périphérique sur un hôte. Pour éviter des branchements incorrects, la norme spécifie deux types de connecteurs : le type A, destiné à être situé sur l'hôte, et le type B, destiné à être situé sur le périphérique. Un hub peut comporter à la fois un connecteur B, qui permet de le relier à l'hôte, et des connecteurs A, qui permettent d'y relier des périphériques. Les appareils (hôte et périphériques) sont équipés de connecteurs femelles. Les câbles de connexion ont toujours une extrémité de type A mâle, et une extrémité de type B mâle, ce qui garantit le respect de la topologie du bus. Il peut aussi exister des câbles de prolongation équipés de connecteurs de même type mais de genres différents. Au départ il existait donc quatre connecteurs, pour deux types et deux genres. Par la suite, devant le développement d'appareils compacts, une version miniature du connecteur B a été spécifiée. Elle est fonctionnellement équivalente au connecteur B, mais de dimensions nettement réduites. Le brochage des connecteurs est le suivant :
Protocole [modifier]La bande passante est partagée temporellement entre tous les périphériques connectés. Le temps est subdivisé en trames (frames) ou microtrames (microframes) pendant lesquels plusieurs transferts peuvent avoir lieu. La communication entre l’hôte (l’ordinateur) et les périphériques se fait selon un protocole basé sur l'interrogation successive de chaque périphérique par l'ordinateur. Lorsque l’hôte désire communiquer avec un périphérique, il émet un jeton (un paquet de données, contenant l’adresse du périphérique, codée sur sept bits) désignant un périphérique. Si le périphérique reconnaît son adresse dans le jeton, il envoie un paquet de données (de 8 à 255 octets) en réponse. Les données ainsi échangées sont codées selon le codage NRZI. Puisque l’adresse est codée sur sept bits, 128 périphériques (27) peuvent être connectés simultanément à un port de ce type. Il convient en réalité de ramener ce chiffre à 127 car l’adresse 0 est une adresse réservée. USB définit quatre types de transferts :
Il est possible de structurer la communication entre un hôte et un périphérique en plusieurs canaux logiques (pipes et endpoints) pour simplifier la commande du périphérique. Connexion à chaud et plug-and-play : processus d'énumération [modifier]Les ports USB supportent la connexion à chaud et la reconnaissance automatique des dispositifs (plug-and-play). Ainsi, les périphériques peuvent être branchés sans éteindre l’ordinateur. Lors de la connexion du périphérique à l’hôte, ce dernier détecte l’ajout du nouvel élément grâce au changement de la tension entre les fils D+ et D-. À ce moment, l’ordinateur envoie un signal d’initialisation au périphérique pendant 10 ms, puis lui fournit du courant grâce aux fils GND et VBUS (jusqu’à 100 mA). Le périphérique est alors alimenté en courant électrique et peut utiliser temporairement l’adresse par défaut (l’adresse 0). L’étape suivante consiste à lui fournir son adresse définitive et à obtenir sa description : c’est la procédure d’énumération. En effet, après avoir reçu son adresse, le périphérique transmet à l'hôte une liste de caractéristiques qui permettent à ce dernier de l'identifier (type, constructeur, nom, version). L’hôte, disposant de toutes les caractéristiques nécessaires est alors en mesure de charger le pilote approprié. Les périphériques sont regroupées en types ou classes dans la terminologie USB. Tous les dispositifs d'une classe donnée reconnaissent le même protocole normalisé. Il existe par exemple une classe pour les périphériques de stockage de masse (mass storage class, MSC), implémentée par la quasi-totalité des clés USB, disques dur externes, appareils photo et par certains baladeurs. La plupart des systèmes d’exploitation possèdent des pilotes génériques, pour chaque type de périphérique. Ces pilotes génériques donnent accès aux fonctions de base, mais des fonctions avancées peuvent manquer.
Dimanche 08 Février 2009Poster un commentaire
MicrosoftUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.Aller à : Navigation, Rechercher
Microsoft Corporation est une multinationale informatique américaine, fondée par Bill Gates et Paul Allen. Son revenu annuel a atteint 60,42 milliards de dollars sur l’exercice 2007-2008[1] et elle emploie 94 286 personnes dans 107 pays différents[2],[1]. Son activité principale consiste à développer des systèmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siège social se situe à Redmond aux États-Unis, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. La société est parfois abrégée MS ou MSFT ou même appelée « la firme de Redmond » ou tout simplement « Redmond » en raison de l’influence qu’a le siège social sur la région. La stratégie commerciale de Microsoft lui a permis de diffuser son système d’exploitation Windows sur la grande majorité des ordinateurs de bureau. Si bien qu’un observateur note même que la mission originale de Microsoft d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows » est aujourd’hui pratiquement accomplie. Microsoft marque également de son empreinte d’autres secteurs d’activité, avec la chaîne câblée américaine MSNBC, le portail web MSN, et l’encyclopédie multimédia Encarta, sans oublier le marché du matériel informatique avec les produits comme les souris, et les produits de divertissement domestique comme la Xbox et le Zune. À l’origine, fondée pour développer et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. L’introduction en bourse de la société, et l’envolée du prix des actions qui s’ensuivit, a fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employés de Microsoft[3]. Au cours de son histoire, la société a été la cible de critiques pour de nombreuses raisons, dont abus de position dominante (la firme a été poursuivie par la justice américaine et européenne pour violation des lois antitrust).
La société [modifier]Présentation [modifier]Le nom Microsoft est un mot-valise issu de la contraction de Microcomputer Software. Le siège social de cette société est situé à Redmond dans l’État de Washington; ainsi Microsoft est parfois appelée la firme de Redmond. Cette entreprise est surtout connue pour ses logiciels, comme les systèmes d’exploitation MS-DOS et Windows, la suite bureautique Microsoft Office, ses outils de développement, ses jeux vidéo, également pour divers produits matériels (périphériques pour PC, consoles de jeux Xbox, baladeur numérique Zune), et pour ses services Internet (regroupés sous le nom Windows Live). (voir la liste des activités pour plus de détails) Microsoft domine depuis plusieurs années le marché des systèmes d’exploitation grand-public. Son système d’exploitation Windows, régulièrement réédité, s’est imposé comme un standard dans le domaine informatique. Elle est aussi l’une des plus importantes capitalisations boursières. La société emploie environ soixante dix-sept mille personnes à travers le monde, et est dirigée, depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer. Dirigeants [modifier]
Histoire [modifier]La société Microsoft est née en avril 1975, à Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux étudiants américains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interpréteur de langage informatique BASIC : Altair Basic qu’ils avaient créé à partir d’un freeware, pour ce qui est considéré comme le premier ordinateur personnel américain, l’Altair 8800, de la société MITS, avec le premier langage de programmation pour micro-ordinateur de l’histoire de l’informatique. La marque Microsoft (en fait, originalement, Micro-Soft : le trait d’union disparaîtra plus tard) fut déposée le 26 novembre 1976. Ce premier contrat de Microsoft représenta le véritable tour de force de Bill Gates, étant peut-être même plus important pour cette société que le rôle que jouera ensuite MS-DOS: contrairement à ce qui se faisait à l’époque, où les constructeurs achetaient aux éditeurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandèrent de recevoir chacun trois mille dollars pour leur Altair Basic tout en restant propriétaires, et ne concédèrent qu’une licence à MITS, qui devait leur reverser trente-cinq dollars par exemplaire distribué. À titre indicatif le prix de vente de l’Altair 8800 étant de 397 dollars, la licence de Microsoft en représentait donc 8,8 %. C’est ainsi que le BASIC de Microsoft se retrouva dans deux micro-ordinateurs populaires introduits en 1977: le PET de Commodore et le TRS-80 de Tandy. Avant la sortie de MS-DOS en 1981, Microsoft poursuivit son développement en produisant divers compilateurs de langages de programmation comme Fortran ou COBOL. En 1980, IBM s’apprêtant à lancer l’IBM PC, a demandé son BASIC (dont une version en mémoire ROM) à Microsoft. IBM a, par ailleurs, demandé à la société Digital Research, dirigée par Gary Kildall de lui fournir une version de son système d’exploitation CP/M. L’histoire du contrat manqué par Gary Kildall est très controversée, cependant la version avancée par de nombreuses personnes, dont Tim Paterson, qui sera bientôt amené à travailler pour Microsoft, et la moins contestée, affirme que Kildall et son ancienne épouse, Dorothy McEwen, auraient refusé de signer un accord de confidentialité. De plus, ils ont refusé de modifier CP/M-86, ont demandé une redevance plus élevée, et surtout, le CP/M 86 étant totalement exempt de bug, n’ont pas autorisé IBM à en modifier le codage. IBM se tourna alors vers Microsoft, et voulut sous-traiter CP/M pour l’IBM PC. Le contrat avec Microsoft ne le permettant pas, celui-ci dépensa 25 000 $ en décembre 1980 pour une licence non exclusive pour un système d’exploitation, disponible à un stade expérimental, clone de CP/M, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, système d’exploitation vite et mal fait). En mai 1981, Microsoft engagea Tim Paterson pour porter QDOS sur l’IBM PC. En juillet 1981, Microsoft acheta tous les droits sur 86-DOS pour cinq mille dollars. IBM vit ainsi sauvé son projet d’IBM PC, mais au prix, qu’elle ignora, de la perte de sa position dominante: cet accord va permettre de réaliser des clones, et surtout, à IBM d’empocher des royalties sur le MS-DOS pour les correctifs qu’elle y a apportés (debuggage). IBM avait détenu jusqu’à 66 % du marché des mainframes propriétaires; sa part du marché des PC ne dépassa jamais un maximum de 21 %, atteint vers 1983, puis a décliné pour placer ce constructeur derrière Dell et Compaq (aujourd’hui intégrée par Hewlett-Packard), situation devenue marginale, inimaginable en 1981. Microsoft vendit donc à IBM des licences pour ce système d’exploitation tiers, le 86-DOS, écrit par Tim Paterson de Seattle Computer Products pour le microprocesseur Intel 8086 (le Intel 8088 qui équipa le Compatible PC est compatible avec le Intel 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier, et possède le même langage machine). Le MS-DOS devint ainsi l’un des trois systèmes d’exploitation disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face à une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possédant pas de mode de protection mémoire. Microsoft a acheté pour 50 000 dollars le logiciel qui va ériger son empire, même si elle a dû en compléter le développement pour répondre au cahier des charges d’IBM. Celui-ci fut édité sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 lors de l’introduction des IBM PC sur les marchés anglophones, le 12 août 1981. Étant plus léger, moins cher et rendu plus disponible que ses deux concurrents, il devint rapidement le système d’exploitation installé d’office sur les IBM PC, puis plus tard des Compatible PC. Comme pour le BASIC, Microsoft s’est réservé le droit de vendre des licences à d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec l’essor des Compatible PC dès le milieu des années 1980 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson, Thomson, Amstrad…), MS-DOS s’imposa rapidement et devient de facto la plate-forme de référence professionnelle, et un monopole, selon les points de vue. En 1987, des milliers de constructeurs de compatible PC existaient dans le monde, et tous sans exception avaient un point de passage obligé qui était le système d’exploitation de Microsoft, le plus performant de tous, dans un souci, crucial pour le monde professionnel, d’unité, de standardisation, et de portabilité de tous les compatible PC. C’est ensuite grâce à Windows, que Microsoft s’imposa comme le principal acteur du secteur de la micro informatique. Cependant, Bill Gates a souvent été accusé d’avoir volé le concept de Windows à Apple, qui avait produit peu avant le premier Macintosh, possédant lui aussi une interface graphique similaire à celle de Windows. D’abord simple interface graphique pour MS-DOS, il est devenu beaucoup plus tard un système d’exploitation à part entière, après quelques versions intermédiaires. Quelques coups de stratégie de marketing ne sont pas étrangers à ce succès, comme l’ajout de trois touches « Windows » sur les claviers afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « étant fait pour Windows » et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2 développé par IBM, et co-développé initialement par Microsoft et IBM, jusqu’au divorce officiel entre les deux sociétés en septembre 1991. Selon Microsoft, un soin particulier a également été apporté aux questions d’ergonomie, et en particulier à la question des polices de caractères typographiques, dès les versions 3.0 (Adobe Type Manager) et 3.1 (TrueType) de Windows. Bien des années plus tard, Microsoft affirmera considérer son avance sur le plan de l’ergonomie comme l’atout qui permettra à Windows de survivre face à la concurrence libre de Linux et de KDE/GNOME. De fait, Microsoft consacre une part très importante de son budget aux questions d’ergonomie : un service observe toutes les hésitations d’utilisateurs novices, pour rendre les menus plus clairs, démarche fastidieuse qui passionne moins les hackers purs et durs. Windows est alors devenu le standard micro-informatique de facto et il est désormais trop tard pour que des concurrents éventuels puissent proposer une alternative viable commercialement du fait, notamment des milliers de logiciels et de périphériques matériels spécifiques à Windows qui ont nécessité des milliards de journées/hommes de développement[4]. Quelques-uns s’y risqueront: Go Software, avec un produit performant, rapide, et très riche en fonctionnalités, mais alors que beaucoup d’applications sont déjà portées ou en cours de portage sous Windows (Go se reconvertira dans les interfaces de téléphones mobiles), ou BeOS avec un système d’exploitation basé sur Unix créé par Jean-Louis Gassée, ancien patron de la R&D d’Apple. L’élaboration d’un produit capable de rivaliser avec Windows impliquerait de disposer, comme Microsoft, de revenus réguliers pendant les années nécessaires au développement d’un tel système. Or, le temps que celui-ci soit développé, Microsoft aurait déjà pris de l’avance, et éventuellement modifié les standards. La mise à mort d’OS/2 par Microsoft (contre toute attente), avec le consentement d’IBM puisque Windows 95 contient des parties d’OS/2 donc génère des royalties pour IBM, constitue un avertissement qui décourage toute velléité de tenter de concurrencer Windows. La société Be propose tout de même BeOS, orienté d’emblée dans la gestion de la vidéo, et tout aussi ergonomique que Windows : ce système d’exploitation ne décollera jamais vraiment hors d’un cercle de passionnés. Et Be intentera d’ailleurs un procès antitrust contre Microsoft pour abus de position dominante, qui s’achèvera par un accord financier à l’amiable entre les deux sociétés. Curieusement, pourtant, Microsoft n’était pas la première à proposer une interface graphique pour les PC. C’est une fois de plus la société Digital Research qui avait développé un produit très comparable à l’interface du Macintosh, le GEM (Graphical environment manager). Toutefois, un procès intenté par Apple s’était traduit par une condamnation de cette société à qui le jugement avait imposé d’enlever toutes les caractéristiques ressemblant au Mac OS d’Apple dans son interface graphique, la rendant ainsi économiquement peu plaisante. La version 1.0 de Windows, rudimentaire - les fenêtres ne peuvent pas même s’y recouvrir -, n’inquiète pas sérieusement Apple, qui ne réagit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sérieuse, et Apple intente un nouveau procès, cette fois-ci contre Microsoft. Cette dernière usa de tous les moyens légaux pour faire traîner le procès en longueur. Apple perdit définitivement son procès contre Microsoft en appel en 1994. Apple, en situation financière délicate, menaça ensuite de réattaquer Microsoft, ce qui aboutit à un règlement à l’amiable en 1997, au moment du retour de Steve Jobs à la tête d’Apple, en remplacement de Gil Amelio. Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (à hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de développer Internet Explorer et Microsoft Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En échange, Apple abandonnait ses poursuites. Un facteur important de l’adoption généralisée de Windows a été son rôle d’interface non seulement graphique, mais également de pilotes. Sous MS-DOS, chaque éditeur de logiciel devait développer individuellement la gestion de tout le panel des milliers de périphériques compatible PC existants et à venir. Tâche colossale que les éditeurs de logiciels n’ont plus à gérer sous Windows dans la mesure où celui-ci se charge de gérer lui-même en standard tous les pilotes de périphériques de l’univers compatible PC. L’histoire de Microsoft ne se résume cependant pas à celle de Windows. D’autres pans importants de l’activité de Microsoft ont permis sa croissance:
Chronologie [modifier]
L’avenir [modifier]Innovations de Microsoft en 2007 :
Jeudi 12 Février 2009Poster un commentaire
Histoire [modifier] Autour de la naissance de Linux [modifier]En 1991, les compatibles PC dominent le marché des ordinateurs personnels et fonctionnent généralement sous les systèmes d'exploitation MS-DOS, Windows et OS/2. Le microprocesseur Intel 80386, vendu depuis 1986, commence à être abordable. En 1991, aucun de ces trois systèmes n'exploite correctement les capacités 32 bits et de gestion mémoire du 80386. Le projet GNU est connu pour avoir produit de nombreux logiciels libres, dont des commandes Unix, l'éditeur de texte Emacs et le compilateur C GCC. Ces logiciels sont généralement utilisés sur des stations de travail fonctionnant sous UNIX propriétaire, car le noyau de système d'exploitation Hurd n'est qu'à l'état de projet. En juin 1991, la Berkeley Software Distribution (BSD) sort la Networking Release 2 (Net/2), qui constitue un système UNIX BSD libre presque complet. Mais un procès lancé par Unix System Laboratories contre Berkeley Software Design fait peser des doutes sur le statut de cette distribution pendant presque deux ans. Le système d'exploitation Minix est développé par le professeur Andrew Tanenbaum pour l'enseignement. Il est inspiré de UNIX, gratuit, ses sources sont disponibles mais non libres, et la simplicité est privilégiée par rapport aux performances. 1991 : naissance du noyau Linux [modifier]En 1991, l'étudiant finlandais Linus Torvalds, que la faible disponibilité du serveur Unix de l'université de Helsinki indispose, entreprend d'écrire un noyau de système d'exploitation qu'on appellera plus tard « noyau Linux ». Linus Torvalds fait alors son apprentissage sur le système d'exploitation Minix. Comme l'auteur de Minix refuse d'intégrer les contributions visant à améliorer Minix, Linus décide d'écrire un remplaçant de Minix. Il commence par développer un simple émulateur de terminal, qu'il utilise pour se connecter via modem au serveur informatique de son université. Linus désire alors surtout comprendre le fonctionnement de son ordinateur, un compatible PC basé sur un microprocesseur Intel 80386. Après l'ajout de diverses fonctionnalités dont un système de fichiers compatible avec celui de Minix, Linus oriente son projet vers quelque chose de plus ambitieux : un noyau aux normes POSIX. Le 5 octobre 1991, il annonce sur le forum Usenet news:comp.os.minix la disponibilité d'une ébauche version 0.02 de son système d'exploitation, la version 0.01 ayant eu une diffusion plus que confidentielle. Le message en question ainsi que sa traduction sont disponibles sur Wikisource. Depuis, des centaines de passionnés et des entreprises, petites ou géantes, sont venus participer au projet, dont Linus Torvalds est toujours le coordinateur. Eric S. Raymond décrit dans un essai retentissant[2] le modèle de développement du noyau Linux et d'une partie des logiciels libres. Initialement appelé Freax par son créateur, le projet trouve son nom définitif grâce à Ari Lemmke[3], administrateur du serveur FTP ftp.funet.fi, qui héberge le travail de Linus Torvalds dans un répertoire nommé Linux. C'est la première apparition d'un terme composé à partir de Linus et UNIX, qui deviendra par la suite une marque déposée au nom de Linus Torvalds. Le manchot Tux, dessiné par Larry Ewing en 1996, devient le symbole du projet. Diffusion de Linux [modifier]Parmi les étapes marquantes, on peut d'abord citer le lancement en octobre 1996 par Matthias Ettrich de l'environnement graphique KDE puis en août 1997 par Miguel de Icaza de son concurrent GNOME, les deux étant basés sur le système de fenêtrage X11 issu des travaux du Massachusetts Institute of Technology. Dans l'iceberg qu'est un système d'exploitation grand public basé sur le noyau Linux, les environnements de bureau, comme GNOME, KDE ou encore XFCE en forment la partie émergée, en contact direct avec l'utilisateur. Il y a également la prise en compte progressive de l'intérêt commercial de Linux dont on peut citer quelques manifestations spectaculaires : le lancement en février 1998 de l'Open Source Initiative ; l'annonce en juillet 1998 du support d'Oracle Corporation qui porte et supporte sa célèbre base de données sous GNU/Linux ; l'entrée en bourse de Red Hat le 11 novembre 1999 ; celle de VA Linux le mois suivant qui marque le sommet d'une impressionnante bulle spéculative ; le support massif apporté par le géant IBM qui y dépense son 1er milliard en 2001 [4]., emploie en 2005 près de 300 développeurs du noyau Linux, et organise à partir de 2003 la riposte légale lors de l'attaque du SCO Group qui affirmait posséder des droits d'auteurs sur le noyau Linux (voir l'article SCO contre Linux) ; l'acquisition en octobre et novembre 2003 de Ximian puis de SuSE par l'entreprise américaine Novell[5]. C'est dans le monde des serveurs informatiques que GNU/Linux a eu le plus d'impact, notamment avec le très populaire LAMP. Sur les serveurs, GNU/Linux a souvent été utilisé pour remplacer d'autres Unix et se retrouve être le seul acteur majeur avec Windows. Dans les systèmes embarqués, GNU/Linux est fréquemment utilisé avec les outils uClibc et BusyBox qui ont été développés pour le matériel particulièrement limité en capacité mémoire. En outre, le fait de pouvoir compiler le noyau Linux avec des options spécialement adaptées au matériel cible donne aux développeurs de nombreuses opportunités d'optimisation. Principes et idéologie [modifier]Logiciel libre [modifier]
Logo copyleft (« gauche d'auteur ») : certains droits réservés
La principale originalité de GNU/Linux par rapport à d'autres systèmes d'exploitation concurrents — comme Mac OS, Microsoft Windows et Solaris — est d'être constitué d'un noyau libre et de logiciels libres. Un logiciel libre n'est pas nécessairement un logiciel gratuit, et inversement tout logiciel non-commercial n'est pas forcément libre. Ce ne sont pas non plus des logiciels libres de droits : c'est en vertu de leurs droits d'auteurs que les contributeurs d'un logiciel libre accordent les quatre libertés, qui sont d'utiliser le logiciel sans restriction, d'étudier le logiciel, de le modifier pour l'adapter à ses besoins et de le redistribuer sous certaines conditions précises. Certaines licences sont basées sur le principe de copyleft, c'est-à-dire de réciprocité : une œuvre dérivée d'un logiciel sous copyleft doit à son tour être libre. C'est le cas de la licence libre la plus utilisée, à commencer par le noyau Linux lui-même : la licence GNU GPL écrite par Richard Stallman. L'ouverture du code source, l'un des quatre critères correspondant à la notion de logiciel libre, a des avantages théorisés entre autres par Eric Raymond en matière de correction rapide des bogues qui sont la plaie de l'informatique, et notamment la correction des failles de sécurité. C'est le refus du principe de sécurité par l'obscurité. Interopérabilité [modifier]Linux n'aurait pu se développer sans la présence de protocoles standardisés utilisés sur Internet. Un bon nombre de logiciels libres sont d'ailleurs des implémentations de référence, comme Apache. Les partisans des logiciels libres sont donc des partisans constants de l'interopérabilité. Ils mettent en avant les formats ouverts, des formats de données dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre, afin de ne pas dépendre d'un seul logiciel. Citons dans cette optique Mozilla Firefox qui tente de respecter scrupuleusement les recommandations émises par le World Wide Web Consortium, Jabber qui a donné naissance au standard XMPP reconnu par l'Internet Engineering Task Force dans le domaine de la messagerie instantanée ou encore les suites OpenOffice.org et KOffice qui ont lancé le récent standard OpenDocument dans le domaine de la bureautique. Dans d'autres domaines, il n'existe pas d'organisme ou d'accord de standardisation reconnu. Le marché est alors morcelé entre divers vendeurs qui ont chacun leur technologie ou sous la domination d'un acteur économique prédominant qui ferme ses formats ou protocoles. Le premier cas de figure prévaut dans la guerre des messageries instantanées et est réglé par des logiciels multiprotocoles comme Pidgin ou Kopete. Les formats des suites Microsoft Office successives et le protocole Common Internet File System qui permet de partager fichiers et imprimantes entre différents ordinateurs d’un réseau Microsoft Windows tombent dans la deuxième catégorie. Ces formats et protocoles sont souvent pas ou mal documentés. L'interopérabilité passe alors nécessairement par la rétro-ingénierie. Cela peut nécessiter un travail titanesque, pouvant être par ailleurs illégal aux États-Unis mais légal en Europe (tant qu'on reste dans le cadre de l'interopérabilité) ; aujourd'hui, OpenOffice.org permet de lire la très grande majorité des fichiers aux différents formats .doc, et le logiciel Samba permet de participer aux réseaux Windows. Plus problématiques du point de vue des logiciels libres sont les formats et protocoles nécessaires à l'interopérabilité, mais verrouillés techniquement et/ou légalement : gestion des droits numériques, brevets logiciels, Directive EUCD, Digital Millennium Copyright Act… Unifix Linux 2.0 de la société allemande Unifix (et Linux-FT de Lasermoon) sont également certifiés POSIX.1 FIPS 151-2[6],[7] (Federal Information Processing Standard[8]). Noyau 1.2.13[9] Sur le site Debian, ils expliquent « les normes de POSIX ne sont pas gratuites et la certification POSIX.1 (et FIPS 151-2) est très chère »[10] Communautés [modifier]De nombreuses associations, connues sous le nom de Linux Users Group, Groupe d'Utilisateurs Linux (LUG ou GUL), cherchent à promouvoir GNU/Linux et par extension, les logiciels libres, par le biais de rencontres où des démonstrations de GNU/Linux sont faites, des formations, et pour ceux qui le souhaitent des installations sur leur ordinateur. De nombreuses communautés existent sur Internet afin d'aider les débutants comme les professionnels. Citons le site lea-linux, le site d'informations collaboratif Linuxfr.org et le site Linux-Québec, qui aide les utilisateurs québécois comme français dans leur apprentissage des bases de GNU/Linux grâce à un réseau IRC très actif. Et les projets Proselux et Parrains.Linux permettent aux linuxien(ne)s de se rencontrer pour s'entraider. Distributions [modifier]Les logiciels libres sont produits de manière collaborative, souvent indépendamment les uns des autres, et peuvent être librement redistribués. Il s'ensuit une particularité du monde GNU/Linux : la séparation fréquente entre ceux qui produisent les logiciels et ceux qui les distribuent. On appelle distribution Linux une solution prête à être installée par l'utilisateur final comprenant un noyau Linux, des programmes d'installation et d'administration de l'ordinateur, un mécanisme facilitant l'installation et la mise à jour des logiciels comme RPM ou APT ainsi qu'une sélection de logiciels produits par d'autres. Une distribution peut par exemple choisir de se spécialiser (ou non) sur GNOME ou KDE. Elle est également responsable de la configuration par défaut du système (graphisme, simplicité…), du suivi de sécurité (installations de mise à jour) et plus généralement de l'intégration de l'ensemble. La diversité des distributions permet de répondre à des besoins divers qu'elles soient à but commercial ou non ; orientée serveur, bureautique ou embarqué ; orientée grand-public ou public averti ; généraliste ou spécialisée pour un usage spécifique (pare-feu, routeur réseau, grappe de calcul…) ; ou encore certifiées sur un matériel donné. Parmi les plus célèbres distributions, on peut citer Slackware, apparue en 1993, qui est aujourd'hui la plus ancienne distribution encore en activité, toujours maintenue par Patrick J. Volkerding ; Debian, éditée par une communauté de développeurs ; Red Hat, éditée par l'entreprise américaine du même nom qui participe également au développement de Fedora Core ; ou encore SuSE, à l'origine une traduction allemande de Slackware, qui a depuis évoluée en intégrant certains sous-système issus de Redhat. De nombreuses autres distributions plus ou moins spécialisées existent, étant pour la plupart dérivées des projets sus-cités. Par exemple voici quelques distributions spécialisées « environnement de bureau » : Ubuntu, éditée par Canonical Ltd qui est dérivée de Debian ; Mepis également basée sur Debian ; Zenwalk dérivée de Slackware ; Mandriva, dérivée de Red Hat, aujourd'hui éditée par la société française de même nom et impliquée dans plusieurs projets libres. Il existe également des distributions dites LiveCD, dont l'une des plus célèbre est Knoppix[11], qui offrent la possibilité de démarrer un système d'exploitation Linux complet et d'accéder à de nombreux logiciels à partir du support (CD ou DVD) sans installation préalable sur le disque dur, et sans altérer son contenu. Cette souplesse d'utilisation a fait qu'elles sont devenues un support très populaire de démonstration d’utilisation de Linux, et sont même utilisées comme outils de maintenance système. Contrats OEM et détaxe Windows [modifier]Un des enjeux qui se posent pour les distributions Linux est de nouer des partenariats avec des fabricants d'ordinateurs afin qu'il devienne facile de trouver un ordinateur préinstallé sous Linux. Car même si certaines distributions affirment avoir rendu l'installation d'un système Linux aussi simple que celle des systèmes d'exploitation concurrents, le simple fait d'avoir à être au courant qu'une alternative existe, d'être prêt à accepter des changements dans ses habitudes et d'avoir à installer soi-même le système constitue un désavantage indéniable par rapport à la situation privilégiée dont jouissent les distributeurs de Microsoft Windows et de Mac OS X. Le système de Microsoft est en effet omniprésent et Apple est en même temps le fabricant des Macintosh. À défaut, les usagers de Linux réclament de pouvoir être remboursés, lors de l'achat d'un ordinateur neuf, de la part du prix correspondant au système d'exploitation et aux logiciels qu'ils n'ont pas l'intention d'utiliser, comme la loi de certains pays le permet[12]. Si la société Apple s'est montrée plusieurs fois coopérative face à de telles demandes, le remboursement de Microsoft Windows est en général long et difficile bien qu'actuellement une série de jugements a permis à certains consommateurs de se faire rembourser par les fabriquants. Devant la difficulté d'obtenir ce remboursement basé sur le CLUF, dès 1998, les associations Linuxfrench et AFUL ainsi que Roberto Di Cosmo ont lancé en réaction une action pour la détaxe Windows[13]. Cette situation existe en Europe et en Amérique du Nord, mais pas dans certains pays d'Amérique du Sud où les distributions de Linux ont plus de parts de marché que Windows[14]. Part de marché [modifier]D'après l'entreprise IDC spécialisée dans les études de marchés, 24 % des serveurs et 3 % des PCs étaient vendus avec Linux en 2004. IDC prévoit que le marché total des ordinateurs Linux sera de 35,7 milliards de dollars en 2008.[15] Ces chiffres de ventes ne comptabilisent évidemment pas les entreprises et les particuliers qui choisissent d'installer eux-même Linux après l'achat d'un matériel fourni sans Linux. Une étude de XiTi réalisée régulièrement sur les systèmes utilisés par leurs visiteurs de 19 000 sites web professionnels, donne 94,45 % de part de marché à Windows (75,16 % à Windows XP et 15,81% à Windows Vista), 4,04 % à Mac OS X et 0,98 % à Linux.[16]. Part de Linux : Il existe d'autres approches et d'autres sources. Le fabricant de cartes graphiques canadien ATI, largement minoritaire sur le marché Linux en raison du manque de support 3D de ses cartes (il développe pourtant ses propres pilotes pour Linux), sur ce système d'exploitation, estime que Linux représente 3 % de ses ventes. Suite à son rachat par le fondeur AMD, ATI a ouvert les spécifications de ses cartes début 2008 afin que les développeurs de Mesa 3D puissent mieux intégrer la gestion de ses cartes. Les tableaux statistiques de w3schools donnent 2,2 % de parts de marché pour Linux en mars 2002 et 3,9 % de parts de marché en mars 2008.[17]. Il est important de préciser s'il s'agit de la part de marché des postes client. Interfaces [modifier]La ligne de commande [modifier]De par la filiation avec UNIX, la ligne de commande est toujours disponible dans Linux. Certaines distributions, notamment celles spécialisées dans les serveurs ou certaines tâches d'administration, utilisent uniquement la ligne de commande, en particulier pour sa faible consommation de ressource, due à l'absence d'interface graphique, mais surtout sa puissance d'action, liée à l'interopérabilité des commandes et la possibilité de générer des scripts. Pendant longtemps, de nombreuses opérations de configuration nécessitaient son utilisation, ce qui n'est plus vrai avec les distributions récentes dédiées à l'utilisation familiale. Les aides en ligne mentionnent cependant souvent la démarche à suivre en ligne de commande, même lorsqu'une configuration graphique est possible : cette méthode est plus universelle dans le monde Linux, et souvent plus facile à expliquer pour la personne qui aide, et son interlocuteur n'a qu'à copier-coller l'indication. Une interface graphique bien conçue permet de nos jours d'accomplir la grande majorité des tâches bien plus agréablement, mais ce n'est pas toujours le cas, particulièrement lorsque la tâche a un aspect répétitif ou non prévu. La ligne de commande, qui tire sa puissance de sa possibilité de combiner à l'infini des sous-tâches automatiques, et qui permet presque naturellement d'automatiser la tâche ainsi accomplie, peut alors se révéler plus efficace que l'interface graphique. Scientifiques, ingénieurs et développeurs comptent parmi ses plus fréquents utilisateurs. Interface graphique et ligne de commande peuvent aussi se compléter l'une et l'autre : KDE est livré avec un terminal très ergonomique, et offre un mécanisme efficace (DCOP) pour piloter et donc automatiser toutes ses applications graphiques depuis la ligne de commande. Apple très réputé pour ses interfaces graphiques, MacOS étant le premier système commercialisé avec la gestion des fenêtre et de la souris, a également intégré un terminal en ligne de commandes compatible UNIX sur MacOS X. Gestionnaires X Window [modifier]L'emploi du terme générique Linux est trompeur s'agissant de l'utilisation d'un ordinateur personnel. Il existe en réalité trois interfaces distinctes, aux caractéristiques bien différentes et formant chacune un tout autonome : l'approche traditionnelle centrée autour d'un gestionnaire de fenêtres d'une part, l'environnement KDE et l'environnement GNOME d'autre part. Cependant, comme toutes ces interfaces sont basées sur X Window, leurs applications peuvent cohabiter et elles offrent des points communs dont l'affichage de fenêtres à distance (y compris via des protocoles compressés et chiffrés comme ssh et nox) et le copier-coller simplifié : un texte sélectionné par la souris est automatiquement copié, un clic milieu (ou un clic molette, ou sur les 2 boutons en même temps) suffit alors pour coller le texte à l'endroit désiré. Il n'y a donc jamais besoin du clavier pour effectuer un copier/coller sous X.
Environnement graphique traditionnel (WindowMaker) sous Linux avec un simple gestionnaire de fenêtres et une suite hétéroclite d'applications.
Traditionnellement l'interface d'un système d'exploitation basé sur le noyau Linux était une interface sobre voire spartiate, centrée autour d'un gestionnaire de fenêtres (il en existe de nombreux comme Window Maker ou IceWM) et d'une suite assez hétéroclite d'applications. La fenêtre xterm permettant une utilisation en ligne de commande n'est en général jamais loin, l'informaticien appréciant ses puissantes possibilités d'utilisation qui proviennent de la filiation de GNU/Linux avec UNIX. L'inconvénient d'un tel système est le temps nécessaire à personnaliser un tel environnement, et surtout la non-standardisation des applications ainsi utilisées. Les applications que l'on peut voir sur la copie d'écran de droite (XMMS, RealPlayer, Mozilla Firefox, xterm, gaim, konqueror) suivent chacune leurs propres conventions : aspect, comportements, raccourcis claviers différents ; les copier-coller et glisser-déposer sont aléatoires… Si individuellement des applications comme vim ou emacs peuvent effectivement avoir des aspects brillants, l'ensemble disparate de toutes ces applications en fait un système difficile à appréhender. Le temps consacré à apprendre une application et les réflexes ainsi acquis ne peuvent être appliqués aux autres applications, un avantage énorme qu'apporte la standardisation de comportement des interfaces comme l'avait montré le Macintosh. À titre d'exemple, le raccourci clavier utilisé pour quitter une application peut être : Ctrl + Q ou Ctrl + C - Ctrl + X ou Ctrl + C ou juste q ou Esc ou encore :qa! ou bye ou quit ou exit… L'utilisation d'un tel environnement régresse nettement ces dernières années avec la maturité des alternatives présentées ci-dessous. Elle perdure néanmoins chez des utilisateurs qui se sont faits à un tel système, ou qui l'apprécient car il leur permet d'utiliser un Linux récent même sur des ordinateurs anciens. Les environnements de bureau [modifier]
L'environnement XFCE avec son panneau de configuration
L'état des lieux du précédent chapitre est décrit dans un manifeste[18] daté de 1996 ayant poussé Matthias Ettrich à fonder en réaction le projet KDE, puis Miguel de Icaza à fonder le projet GNOME l'année suivante, qui s'inspirent de Mac OS et de Windows sur le plan de l'ergonomie logicielle et de la standardisation des comportements. Ces deux projets sont devenus les fédérateurs de Linux sur le poste de travail. Chacun offre en effet :
Ces deux environnements de bureau ont atteint récemment une maturité certaine, citons l'année 2003 pour KDE[23], un peu plus tard pour GNOME. Très actifs, ces deux projets ont néanmoins l'intention de s'améliorer nettement pour leurs prochaines versions majeures ; les efforts dans ce sens sont concentrés au sein des projets Appeal[24] pour KDE, et ToPaZ[25] pour GNOME. Techniquement, ils reposent tous deux sur de nombreuses technologies communes, au premier rang desquelles le système de fenêtrage X11. Pour éviter de dupliquer certains efforts, une zone informelle de collaboration entre ces projets du nom de Freedesktop a été mise en place. C'est dans l'approche de l'ergonomie (celle-ci étant relative au type d'utilisateur) et dans la conception du rôle d'un environnement du bureau qu'ils diffèrent : l'environnement KDE pousse loin la volonté d'intégration entre les applications, possède de très nombreuses fonctionnalités avancées et joue la carte de la configuration tout en veillant à avoir des bons choix par défaut ; GNOME se veut plus épuré et se consacre sur les tâches essentielles (reprenant la philosophie making things just work). Chacun plaît, par conséquent, à un public différent. On peut noter également la montée en puissance d'un troisième environnement de bureau appelé XFCE, qui vise à fournir un environnement complet basé sur GTK+ comme GNOME, tout en restant plus léger que ce dernier ou KDE. Offre en logiciels [modifier]La communauté Linux a produit un grand nombre de logiciels utilisables dans de nombreux domaines.
La plupart des distributions Linux proposent un programme permettant de naviguer dans une liste de milliers de logiciels libres testés et préconfigurés spécialement pour une distribution. Ces programmes libres sont alors téléchargés et installés en un clic de souris, avec un système de signature électronique garantissant que personne ne leur a ajouté de virus ou de spyware. Certains logiciels propriétaires importants ont également une version Linux. C'est le cas de Opera, Macromedia Flash Player, Acrobat Reader, NeroLinux ou Skype par exemple.
Nexuiz, un FPS sous Linux
La notion de portabilité désigne la capacité d'un programme à être utilisé sous différents systèmes d'exploitation ou architectures. Enfin, il est possible d'utiliser des logiciels faits pour Microsoft Windows sur un poste Linux grâce à une implémentation de l'API Windows sous Linux comme WINE. Des offres commerciales basées sur WINE comme CrossOver Office permettent d'utiliser presque sans problèmes des logiciels tels Microsoft Office et Adobe Photoshop issus du monde Windows. Jeux vidéo [modifier]Il existe de nombreux[26] jeux disponibles sous Linux, gratuits ou payants, libres ou propriétaires. L'offre comporte aussi bien des petits jeux de bureautique (cartes, démineur, échecs, golf) que des jeux commerciaux récents (Enemy Territory: Quake Wars) Certains jeux sont conçus pour tourner nativement sous Linux (Quake 3 par exemple), et d'autres peuvent être lancés à l'aide de programmes implémentant l'API Windows sous Linux. Il en existe plusieurs implémentations, dont certaines spécialement pour les jeux, permettant ainsi de faire fonctionner de nombreux jeux conçus pour Windows, dans des environnements comme Cedega et WINE. Le dernier recours des joueurs linuxiens consiste tout simplement à utiliser parallèlement Windows sur le même ordinateur grâce au multiboot ou à la virtualisation. Programmes shell [modifier]Les programmes les plus connus en mode texte accessibles depuis la ligne de commande comprennent vim, emacs, sed, apt… Une certaine partie d'entre eux peut aussi s'utiliser par l'intermédiaire d'une interface graphique. Par ailleurs, les programmes fonctionnant en mode console sont relativement nombreux. Les raisons sont multiples :
L'utilisation de ces programmes peut s'avérer difficile pour une personne n'étant pas habituée à travailler en mode texte[27], des personnes venant de Windows par exemple. D'un autre côté, ils sont relativement prisés par les utilisateurs avancés des systèmes de type UNIX. Bibliothèques libres [modifier]Les logiciels qui utilisent une bibliothèque libre peuvent fonctionner sur Linux et sur toutes les plates-formes où la bibliothèque est implantée. Ces bibliothèques peuvent ajouter une surcouche graphique sur des applications texte déjà existantes comme c'est le cas de Vim, mais elles servent surtout à développer des logiciels accessibles aux non-informaticiens et disposant des fonctionnalités autorisées par les interfaces graphiques, comme le glisser-déposer, les manipulations à la souris, etc. D'autres applications comme Blender ou Google Earth sont un cas à part car ils utilisent la bibliothèque OpenGL destinée à la base à l'implémentation ainsi qu'à la gestion de programmes utilisant la 3D (mais aussi la 2D). Émulation [modifier]Plusieurs logiciels d'émulation existent permettant de simuler le fonctionnement de systèmes d'exploitation concurrents ou des environnements de jeu. Émulation d'ordinateurs [modifier]Les programmes Steem et ARAnyM émulent une bonne partie des applications écrites pour les machines Atari, notamment les Atari ST et Atari TT, UAE (Unix Amiga Emulator) permet d'émuler le Commodore Amiga, Basilik les anciens Mac 68000 d'Apple. Tous ces émulateurs émulent les microprocesseurs de la famille 68000 de Motorola qui équipaient ces ordinateurs, ainsi que les coprocesseurs spécialisés de l'Amiga. MESS (souvent associé a MAME) permet d'émuler de la même façon un grand nombre de micro-ordinateurs 8bits. Il existe également des émulateurs spécialisés pour chacun de ces micro-ordinateurs. Euphoric pour les Oric, FMSX pour les MSX, mais aussi des émulateurs Spectrum, Commodore, etc. Utilisation d'application pour Microsoft Windows [modifier]Des applications développées pour Windows peuvent tourner sous un système Linux via les applications Wine et son dérivé commercial Cedega qui réimplémente[28] le fonctionnement des principales API de Microsoft Windows. Le microprocesseur n'est pas émulé, seul les fonctions des APS sont remappées à la volée sur les API utilisées nativement dans Linux. Par exemple : DirectX utilise OpenGL, la gestion de l'impression est relayée à CUPS ou LPR, des périphériques USB à libusb, les tablettes graphiques à XInput, etc. Cela permet dans de nombreux cas des performances proche de l'execution native, tout en évitant les problèmes de certains pilotes de périphériques inhérent à Windows. Dans certains cas spécifiques, les performances de certaines applications peuvent se trouver dégradées. De nombreux utilitaires, applications de tous domaines et jeux tournent parfaitement, mais pas tous. Le site de Wine référence les applications fonctionnant et celles posant problèmes. Virtualisation [modifier]En outre, Linux ouvre également la possibilité d'obtenir une parfaite séparation entre plusieurs environnements virtuels tournant sur un seul ordinateur physique, en prenant en compte les modules de virtualisation présents dans les processeurs récents comme AMD-V sur AMD et Intel-VT (ou IVT) sur Intel. Ces environnements de virtualisation permettent d'exécuter des environnements différents ou plusieurs environnements similaires sur une même machine, tout en assurant une certaine sécurité dans la séparation des accès. Ce système est utilisé depuis longtemps par les mainframes d'IBM. IBM a d'ailleurs porté Linux sur celles-ci afin de permettre à ses clients de continuer à les utiliser avec un système plus moderne. Virtualbox ou VMware sont plutôt orientés poste de travail, permettant de faire tourner un système Windows (par exemple) dans une fenêtre et ainsi de garder la stabilité du système Linux, tout en utilisant certaines applications disponibles sur ces systèmes. Cela permet de migrer l'environnement de travail en douceur et sans problèmes. Le système hôte Linux n'est pas affecté par le système virtuel. Il reste donc utilisable, même en cas de problèmes que pourrait rencontrer le système virtuel. Xen est quant à lui plus orienté serveur, il donnera de meilleurs performances concernant l'exécution de machines virtuelles pour délivrer des services. Il en existe également d'autres, comme Qemu ou encore Bochs qui lui émule aussi le processeur, rendant le système invité beaucoup plus lent. Prise en charge du matériel [modifier]La prise en charge de l'équipement matériel est l'une des critiques principales faites à Linux. En effet, tous les matériels pour micro-ordinateurs ne sont pas forcément pris en charge directement par Linux et les pilotes développés par les constructeurs et compatibles avec Linux ne sont pas toujours disponibles. Certains fabricants fournissent systématiquement des pilotes pour Microsoft Windows et Mac OS X, alors que sous Linux, la communauté est souvent obligée de les développer elle-même, souvent par rétro-ingénierie. Parfois, la communauté préfère développer des pilotes libres stables bien que des pilotes propriétaires développés par les constructeurs existent (c'est le cas pour les cartes graphiques ATI ou NVidia). Dans cette optique, les pilotes nécessaires pour faire fonctionner pleinement un ordinateur sont intégrés à la plupart des distributions Linux. Ce sont les périphériques de second niveau qui risquent dans certaines circonstances de ne pas avoir de pilotes disponibles, notamment certaines imprimantes, modems, webcams, etc. Cependant les utilisateurs de Windows ou MacOS sont parfois également confrontés à des problèmes de pilotes lorsqu'ils installent une nouvelle version de leur système et l'absence de code source empêche une recompilation des pilotes propriétaires. Enfin, il arrive qu'il n'y ait des pilotes que pour Linux, et pas pour Windows ou Mac (supercalculateurs, serveurs internet haut de gamme, consoles de jeu PlayStation, anciens périphériques dont le support à été arrêté par les constructeurs…). Le matériel ancien peut être généralement recyclé sous Linux, car la pérennité des pilotes libres est également l'un des points fort de Linux. La première raison de cette situation est le faible impact de Linux chez les particuliers, ce qui n'incite pas les fabricants à investir dans le développement de pilotes pour cet environnement. La seconde raison est le refus de certaines distributions (Fedora ou Debian, par exemple) d'embarquer des pilotes sous licences propriétaires, même quand ceux-ci existent, ce qui oblige l'utilisateur à les trouver et à les installer manuellement. Enfin, l'absence d'une API fixe dans le noyau Linux oblige les fabricants à délivrer des binaires des pilotes adaptés à chaque version du noyau. Les utilisateurs qui travaillent sur plusieurs plates-formes et qui ont besoin de ces pilotes peuvent trouver des versions développées par de tierces parties, mais de tels pilotes ne supportent généralement qu'un ensemble rudimentaire de fonctions, et n'apparaissent qu'après la sortie du matériel, avec un certain temps de latence. Il existe cependant des mécanismes pour faire fonctionner certains pilotes développés pour d'autres systèmes d'exploitation (comme NdisWrapper). Les webcams sont, par exemple, particulièrement concernées par cette absence de pilotes, mais le protocole USB Video Class ou UVC permet de répondre à ce problème avec de nombreuses webcams supportant ce protocole [29]. Aujourd'hui de plus en plus de grands constructeurs font des efforts pour développer ou fournir les informations pour le développement de pilotes libres pour Linux, comme Creative Labs pour ses webcams ou cartes sons [30], Intel (processeurs, chipsets 3D, cartes réseau, etc.) ou des assembleurs (l'Américain Dell [31] et le Taïwanais Asus, poussé par Intel [32], ainsi que les Chinois Lineo ou Everex vendent par exemple des ordinateurs avec Linux préinstallé, mais de nombreux autres composants nécessitent de vérifier la disponibilité de pilotes avant l'achat, s'ils sont destinés à une utilisation sous Linux. Aujourd'hui, Intel a une véritable stratégie pour s'imposer sur le marché des Ultra-Mobile PC en proposant aux constructeurs une plateforme construite autour de GNU/Linux (projet Moblin), c'est le cas récent de la machine EeePC d'Asus et de plusieurs machines du même créneau. Utilisation [modifier]Serveur [modifier]En raison de la parenté de Linux avec UNIX, Linux s'est imposé sur le marché des serveurs informatiques très rapidement. Un point crucial a été la possibilité d'utiliser un système d'exploitation de type UNIX sur du matériel compatible PC, beaucoup moins cher que les solutions à base d'UNIX propriétaire et de matériel spécifique. De nombreux logiciels serveurs très demandés et très utilisés (serveur web, base de données, Groupware, serveur de messagerie électronique…) sont disponibles gratuitement, en général sans aucune limitation, et fiables, la part de marché de Linux dans ce domaine a en conséquence crû rapidement. Linux ayant une réputation de stabilité et d'efficacité dans la maintenance, il remplit les exigences posées à tout système d'exploitation pour serveurs. De plus, la modularité d'un système basé sur le noyau Linux permet l'exploitation de serveurs dédiés à une tâche particulière. Le portage du noyau Linux sur de nombreux composants hardwares fait que Linux est aujourd'hui utilisable sur toutes les architectures utilisées dans ce domaine. Le matériel utilisable est en conséquence considérable. Les derniers IBM eServer p5 et IBM eServer i5 sont par exemple supportés par IBM avec un système d'exploitation Linux et permettent d'y exécuter plusieurs systèmes Linux en parallèle. La part de marché des serveurs Linux s'établit en 2004 à environ 10 % avec une forte croissance annuelle de 50 % [Information de l'article allemand ; sources à trouver]. Il est utilisé dans à peu près tous les domaines. Un des exemples les plus connus est résumé par l'acronyme LAMP, où Linux propulse un serveur web Apache associé à la base de données MySQL et au langage de programmation PHP (alternativement : Perl ou Python). Linux est également souvent utilisé comme serveur de fichiers, le plus souvent dans les réseaux Windows grâce au serveur Samba, moins souvent sous NFS ou Appleshare. Sécurité réseau [modifier]Linux, qui jouit d'une bonne réputation en matière de sécurité et de performance (passage à l'échelle) est très utilisé dans le domaine des réseaux informatiques, par exemple comme passerelle, comme routeur ou comme pare-feu. Ordinateur central [modifier]La disponibilité du code source, et la possibilité qui en découle d'adapter le système à une tâche précise, a permis à Linux de faire son entrée dans les centres de calculs. Sur ce marché des ordinateurs centraux, gros ordinateurs ultra-fiables optimisés pour le traitement massif de données, omniprésents dans les banques, les sociétés d'assurances et les grandes entreprises, Linux fait de plus en plus concurrence aux systèmes UNIX propriétaires qui étaient autrefois la norme. Grappes de serveurs [modifier]Linux a été très tôt utilisé dans le domaine des grappes de serveurs (en anglais : clusters), par exemple par le moteur de recherche Google dès le milieu des années 1990. Dans cette configuration, associée à la notion de grille de calcul, de simples ordinateurs tournant sous une distribution spécialisée de Linux travaillent indépendamment au sein d'un grand réseau d'ordinateurs. Superordinateurs [modifier]Les superordinateurs sont conçus pour atteindre les plus hautes performances possibles avec les technologies connues, en particulier en termes de vitesse de calcul. En novembre 2006, selon TOP500[33] Linux fait tourner 74% des cinq cents plus puissants ordinateurs du monde (contre 20 % pour UNIX) dont les plus puissants, les deux serveurs Blue Gene d'IBM (40 960 et 131 072 processeurs). En novembre 2007, c'est plus de 85 % des superordinateurs qui utilisent Linux, contre 6% pour UNIX et 1,20 % pour Windows. En novembre 2008 c'est 87.8 % des superordinateurs qui se trouvent sous Linux contre 4.60 % pour UNIX. http://www.top500.org/stats/list/32/osfam Embarqué [modifier]Linux se trouve aussi au cœur de nombreux appareils informatiques ou d'électronique grand public, et parfois sans que l'usager le sache. Il s'agit notamment d'équipement réseau et de petits appareils numériques destinés à la consommation de masse, équipés en général d'un processeur spécialisé économe en énergie et d'une mémoire flash. Le succès de Linux dans ce domaine tient, ici comme ailleurs, à ce que les fabricants apprécient de pouvoir d'une part adapter le logiciel à leurs besoins (consommation, interface, fonctions annexes, etc.), d'autre part de bénéficier de l'expérience et du travail d'une communauté active. Linux est aussi apprécié dans ce domaine pour sa fiabilité, sa résistance aux attaques des pirates informatiques sur les réseaux et bien sûr sa gratuité. Des forums de coopération spécialisés aident les fabricants de ces produits en mettant à disposition instructions, programmes et exemples de codes, et en s'efforçant de standardiser les interfaces de programmations de Linux dans l'embarqué. L'OSDL a lancé le 17 octobre 2005 la Mobile Linux Initiative pour accélérer la progression de Linux dans ce domaine.
Linux et la sécurité [modifier]Les raisons pour lesquelles Linux est réputé avoir une bonne sécurité informatique sont diverses et dépendent également du domaine d'utilisation. Ainsi, sur le poste de travail, Linux bénéficie d'une stricte séparation des privilèges, ce qui dans la pratique n'est souvent pas utilisé avec des systèmes concurrents. Une des conséquences est qu'un ver ou virus informatique ne peut accéder qu'à une partie des ressources et fonctionnalités d'un système Linux, mais ni aux données importantes du système, ni aux données d'éventuels autres utilisateurs. Par comparaison avec d'autres systèmes grand-public, Linux, et avant lui UNIX, s'est propagé d'abord parmi des gens possédant un solide bagage technique et sensibles aux problèmes de sécurité informatique. Le développement de Linux s'est, par conséquent, déroulé dans un contexte où la sécurité était une question critique, comme en témoigne le nombre de logiciels de qualité dans ce domaine qui sont libres et originaires du monde Linux/UNIX[34]. Dans le domaine des serveurs, le degré de sécurité dépend, par comparaison, avant tout du degré d'expérience qu'a l'administrateur système. Là, Linux marque des points grâce à sa liberté d'utilisation, qui permet sans risque et sans surcoût de tester abondamment divers scénarios sur d'autres ordinateurs, et d'y acquérir ainsi une expérience utile. Il existe une série de distributions spécifiquement axées sur la sécurité, et des initiatives telles que SELinux de la National Security Agency pour atteindre des niveaux de protection toujours plus hauts. Mais aussi, une série de distribution axée sur l'anti-sécurité, comme Damn Vulnerable Linux, pour sensibiliser les experts et les aspirants, aux problématiques de sécurité sur ce système d'exploitation. Un autre argument avancé est la variété des plates-formes matérielles supportées, ainsi que les solutions logicielles. Une faille de sécurité touchant le plus populaire client email ne touchera qu'une fraction des linuxiens ; par contraste, une faille touchant Outlook Express peut toucher d'un coup une proportion énorme des utilisateurs de Windows. Cette thèse est développée dans un rapport écrit par des sommités du domaine comme Bruce Schneier pour le compte de la CCIA et reprise par la société Gartner dans un document[35]. Une partie est traduisible ainsi :
Enfin, le fait que Linux et nombre de logiciels tournant sous Linux soient des logiciels libres permet que son code source soit étudié d'un œil critique par quiconque désirant le faire, que ce soit pour effectuer des adaptations, dans un cadre éducatif, pour répondre aux intérêts privés d'une entreprise/institution ou par simple intérêt personnel. En relation avec cela, on entend souvent l'argument que les failles de sécurité sont corrigées plus rapidement, affirmation approuvée et réfutée par diverses études, en fonction généralement de leur source de financement. Enfin, la liberté des logiciels rend inutile le recours au piratage des logiciels, aux cracks ou autres sites warez très populaires parmi les adeptes des autres systèmes d'exploitation, et qui constituent un vecteur d'infection des ordinateurs. Reste que Linux n'est pas totalement insensible aux problèmes de sécurité, comme l'a montré le ver Slapper en septembre 2002, premier du genre à toucher un nombre notable d'ordinateurs sous Linux, avant tout des serveurs web tournant sous Apache (6 000 à l'apogée du ver[36]). De plus Linux reste un système d'exploitation vulnérable comme tous les autres, ainsi près de 4 900 vulnérabilités ont été recensées entre 2003 et 2008, celles-ci sont réparties sur les différentes distributions disponibles [37]. Celles-ci ont été, pour la plupart, corrigées assez rapidement, tandis que d'autres subsistent. Gestion numérique des droits [modifier]La gestion numérique des droits (DRM) concerne le domaine du multimédia, et notamment la musique et les vidéos qui peuvent être achetées sur Internet. Certaines œuvres sont protégées par des verrous numériques, visant à contrôler l'utilisation de l'œuvre, par exemple en limitant le nombre d'écoutes ou de copies possibles. Ces DRM nécessitent l'emploi d'une technologie particulière, qui est la propriété exclusive du fabricant et vendeur desdits DRM, ce qui explique que la lecture d'une œuvre protégée se trouve liée à l'utilisation d'un programme spécifique. Les deux plus grand fabricants de systèmes de gestion des droits numériques, Microsoft et Apple, conditionnent l'usage des œuvres protégées par leurs systèmes à l'utilisation respective de Windows Media Player, et de iTunes. Ces sociétés vendant leur propre système d'exploitation, elles ne souhaitent pas proposer de version de leurs programmes pour Linux. Ainsi, il n'est souvent pas possible pour les utilisateurs de Linux d'acheter en ligne de la musique sur un site de téléchargement payant, ou d'écouter de la musique déjà achetée et téléchargée. Il existe aussi des DRM sur les CD audio, mais ceux-ci sont beaucoup moins standardisés et moins courants. La plupart sont conçus pour fonctionner avec les systèmes d'exploitation de Microsoft et sont donc susceptibles d'être totalement inefficace pour un utilisateur de Linux. Il ne s'agit pas de limitations techniques, puisque des systèmes de gestion libres existent [38]. Voir aussi Linus Torvalds, selon lequel Linux et la gestion des droits ne sont pas incompatibles.[39] Critiques [modifier]Brad Spengler développeur chez grsecurity accuse Linux de parfois centrer ses efforts sur les fonctionnalités au détriment de la sécurité. Il prétend que Linus Torvalds lui aurait dit ne pas être intéressé par l'ajout d'options de sécurité utiles pour éviter des débordements de tampon, car cela ralentirait le chargement des applications[40]. Il reproche l'absence d'une personne chargée officiellement de la sécurité, avec qui il serait possible de communiquer en privé en toute sécurité. À la place la seule solution est d'envoyer un e-mail sur une liste de diffusion relative aux questions de sécurité où les failles découvertes sont parfois utilisées à des fins malveillantes avant qu'une mise à jour de sécurité ne soit diffusée, alors que les usagers de Linux ne sont pas au courant de l'existence de cette faille[40]. Enfin il remet en cause l'implantation du système LSM depuis la version 2.6 du noyau qui aurait été implanté par laxisme et qui faciliterait l'insertion de rootkits invisibles au sein du système en les faisant passer pour des modules de sécurité[41], mais cela est devenu impossible depuis la version 2.6.24[42]. D'autres développeurs du noyau reprochent à ce système de consommer des ressources non négligeables et de permettre le détournement de la licence GPL du noyau en y ajoutant des composantes propriétaires.
Jeudi 12 Février 2009Poster un commentaire
Histoire [modifier] L'utilisation de la désignation Open Source a été suggérée par Christine Peterson du Foresight Institute afin de lever l'ambiguïté du mot anglais Free Software qui signifie libre au sens de « liberté » mais surtout « gratuit », et rappeler ainsi aux utilisateurs qu'un logiciel a un coût. Il s'agissait également de choisir un vocabulaire correspondant mieux au monde des affaires, le terme Free (gratuit) de Free Software risquant généralement d'inquiéter les entreprises. L'introduction de la désignation Open Source n'a fait qu'ajouter une nouvelle ambiguïté, car cette désignation fut détournée du sens prévu, et appliquée à des logiciels ne respectant que le second critère, la disponibilité du code source. Eric Steven Raymond avait d'abord essayé de déposer Open Source. Sa tentative ayant échoué, il créa avec Bruce Perens l'Open Source Initiative, qui délivre le label OSI approved aux licences qui satisfont aux critères définis dans l'Open Source Definition, une adaptation des Free Software Guidelines du projet Debian. Distinction [modifier]La différence formelle entre Open Source et Free Software n'a quasiment pas de conséquence dans l'évaluation des licences. On a pu un temps citer un contre-exemple célèbre avec le projet Darwin d'Apple qui était Open Source selon l'OSI, mais pas Free Software au sens de la Fondation pour le logiciel libre[2]. Depuis la version 2.0 de l'APSL, la licence sous laquelle il est distribué, ce n'est plus le cas[3]. Aujourd'hui, un partisan typique du logiciel libre serait bien en mal de citer un projet important qui soit Open Source mais pas Free Software ou réciproquement. Les désignations Free Software et Open Source sont en réalité deux désignations concurrentes pour un même type de licence de logiciel. En utilisant la désignation Free Software, on tient à mettre en avant la finalité philosophique et politique de la licence, tandis que la désignation Open Source met l'accent sur la méthode de développement et de diffusion du logiciel[4]. L'histoire et les polémiques soulevées se trouvent dans l'article Open Source Initiative. D'un point de vue économique, la marque Open Source contribuait à la création d'une nouvelle forme de marché et d'économie. Il s'agissait de fournir une approche plus pragmatique des avantages du logiciel libre, en mettant de côté les connotations politique et philosophique, afin de n'en conserver que les avantages sur le plan de l'ingénierie. Le développement de ce marché est porté par les entreprises traditionnelles de l'informatique (SSII) mais également par des sociétés de services spécialisées : les SSLL (sociétés de service en logiciels libres). Particularité [modifier]
La communauté peut étudier le code source pour localiser d'éventuels problèmes de sécurité.
Jeudi 12 Février 2009Poster un commentaire
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