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Origines [modifier] Les premières traces connues d’instruments similaires à la guitare remontent à 3000 av. J.-C. environ en Perse. Étymologiquement, le mot « guitare » est une combinaison de deux mots : Guit qui provient du sanskrit Sangîta [réf. nécessaire] signifiant « musique », et la seconde partie târ, purement persan et qui signifie « corde ». Le sanskrit était initialement une langue des Aryens, habitants de l’Iran et du Nord-Ouest de l’Inde. Malgré des sonorités proches, le mot « guitare » n’est pas dérivé du mot sitar, qui désigne un instrument à cordes, mais est peut-être passé par le mot grec kithara (ϰιθάϱα), et de façon presque certaine par l’arabe qîtâra, puis l’espagnol guitarra. Dans le dictionnaire Escudier (1854)[1], il est écrit à « Guitare » (p. 289) : (...) « On ne sait rien de certain sur l'origine de cet instrument. On pense généralement qu'il est aussi ancien que la harpe (renvoi au mot), et que les Maures l'ont apporté en Espagne, (Cf.ci-dessous) d'où il s'est ensuite répandu en Portugal et en Italie. Du temps de Louis XIV, il était fort à la mode en France ; mais la vogue qu'il eut fut de courte durée, et après avoir brillé d'un éclat tout nouveau, il y a quelques années, sous les doigts d'artistes forts habiles, il est aujourd'hui presque complètement abandonné comme le plus ingrat et le plus monotone des instruments ». Quant à l'origine du mot, le dictionnaire d'Alain Rey[2] indique à propos de ce nom : « Est emprunté au XIIIe siècle (1275-1280 quitarre), à l'espagnol guitarra morisca (guitare moreshe en français, 1349) (...) Le mot espagnol remonte au grec kithara (cf. cithare) peut-être par l'intermédiaire de l'arabe kittàra. Le rapport avec le persan sih tar "trois cordes", nom d'instrument, et des mots apparentés (égyptien, chaldéen), n'est pas clair. Le nombre de cordes variant (sept en Grèce), plusieurs instruments sont désignés par ce nom. L'espagnol médiéval connaît la guitarra latina, proche de notre guitare actuelle, et la moresca à trois cordes proche du luth et de forme ovoïde. » Ce sont les Maures qui apportèrent les premières guitares en Europe, en Espagne au Xe siècle. La forme moderne est apparue dans ce pays, après différentes évolutions des guitares latines et mauresques, sans doute en passant par la vihuela. Bien que voisine du luth, elle constitue une famille différente et leurs évolutions sont distinctes. La guiterne était un instrument populaire durant le XIVe siècle. Elle est restée en usage jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. La guiterne était jouée avec un plectre, avait un corps plat, le corps et le manche étaient construits d’une même pièce de bois et avait habituellement quatre cordes simples. Pour le guitariste espagnol Paco de Lucía, l’inventeur de la guitare telle qu’on la connaît s’appelle Zyryab. Né à Bagdad, il a vécu à la fin du VIIIe siècle à la cour de Cordoue. Il a ajouté une cinquième corde au Oud (le luth arabe) et a fondé une école de musique qui eut une influence considérable sur la musique arabo-andalouse. C’est le luthier espagnol Antonio de Torres, en 1874, qui donna à la guitare la forme et les dimensions de la guitare classique actuelle. De nombreuses déclinaisons ont été créées au XXe siècle (folk, jazz, électrique) à partir de cette guitare Torres. Lutherie [modifier]La tête [modifier]Fichier:Éléments guitare classique.png
Les différents éléments d’une guitare acoustique.
Située, comme son nom l’indique, à l’extrémité du manche, c’est sur elle que viennent s’attacher les cordes. Leur tension peut être modifiée pour les accorder à l’aide des mécaniques, un système de vis sans fin actionnées par des clefs, qui entraînent de petits rouleaux sur lesquels s’enroulent les cordes. Celles-ci passent ensuite par le sillet de tête, petite barre généralement en os (ou en plastique pour les guitares de qualité inférieure), dans laquelle sont creusées de petites rainures qui guident chaque corde vers le manche au sortir de la tête. Il existe aussi des guitares à double manche. Ces deux manches montés parallèlement permettent de changer d’accordage pendant un morceau tout en conservant la même guitare, et peuvent même être utilisées en simultané. C’est ainsi que s’en sert par exemple le guitariste polonais Adam Fulara, notamment lors de ses interprétations en tapping de Bach à la guitare. Il existe aussi des guitares double manche dont l’un est simple et l’autre monté avec 12 cordes. Il existe également des modèles électriques sans tête. La mode à été initiée au milieu des années 1980 par la firme Steinberger. L’accroche et l’accordage des cordes se font au niveau du cordier. Le guitariste pince les cordes de la main droite et bloque les cordes avec les doigts de sa main gauche. Certains gauchers inversent la position de la guitare, ainsi que celles des cordes (là où d'autres la conservent dans le même sens comme Albert King), pour garder les graves vers le haut : le manche est alors à droite. Outre le déplacement des cordes, d’autres modifications sont nécessaires sur une guitare acoustique pour gaucher : le barrage (petite barre en bois renforçant la table) de la table d'harmonie est en effet différent du côté des graves et des aigus, et doit être retourné. Le manche [modifier]Le manche est une pièce essentielle, puisqu’il sert au guitariste à déterminer quelles notes il va jouer, et de quelle manière (et parfois à les jouer directement, grâce à des techniques comme le legato). Sur une guitare classique, le manche est relié au corps par le talon, pièce de bois collée qui peut adopter des formes différentes suivant les luthiers. Avec les guitares électriques sont apparus les manches vissés, moins chers à produire et plus faciles à réparer mais qui peuvent altérer les qualités sonores de l’instrument. Certains fabricants, notamment Gibson Guitar Corporation, continuent donc à utiliser la technique du manche collé sur leurs modèles haut de gamme, telle la Les Paul de chez Gibson. Cette technique garantit un meilleur sustain au son de la guitare. Pour garantir un meilleur sustain, certaines guitares, comme la Gibson Firebird, sont construites à partir d’un manche dit « conducteur » ou « traversant ». Il est appelé ainsi car il traverse entièrement la caisse de l’instrument, permettant de conduire ainsi le son, et donc les vibrations, de la meilleure des façons possibles. La plupart des guitares sont montées « à gauche », c’est-à-dire qu’en position de jeu, le manche se place à la gauche du musicien. Cependant, il existe aussi des instruments inversés destinés aux gauchers, appelés « guitares gaucher ». Par convention, la corde la plus grave se trouve en haut du manche et la plus aiguë en bas, dans une configuration classique de droitier. Cette convention se répercute aussi sur l’appellation des mains : en général, la « main droite » gratte les cordes au-dessus de la caisse, la « main gauche » est celle qui plaque les accords et les notes sur le manche, quelles que soient effectivement les mains qui réalisent ces actions. D’autre part, les manches des guitares à cordes métalliques (électriques et folk) sont en général équipés d’un truss rod, barre métallique traversant le manche afin de l’aider à résister à la tension très importante exercée par les cordes. Ce truss rod est le plus souvent réglable, ce qui permet au guitariste d’adapter la forme de son manche à ses préférences personnelles, mais aussi aux différents tirants de cordes, voire au vieillissement du bois. La touche [modifier]La touche, fine planche de bois dur – souvent en ébène, en palissandre ou en érable – fixée sur le manche, ou pouvant être partie intégrante de celui-ci dans le cas d’un manche en érable sans touche rapportée (procédé utilisé notamment par Fender) est la partie sur laquelle le guitariste pose les doigts de sa « main gauche » pour modifier la hauteur des sons produits par les cordes. Les différentes notes y sont séparées par des barrettes appelées frettes (to fret en anglais signifie « découper le bois ») qui délimitent des « cases ». La touche est prolongée à partir du manche sur la table d’harmonie pour les notes les plus aiguës. Certains manches sont dotés de touches sans frette (fretless), ce qui permet de donner une intonation particulière aux notes glissées et l'utilisation du quart de ton. Surtout répandue sur les basses (pour rappeler le son et le toucher de la contrebasse), ce type de touche est aussi utilisée sur des guitares, en particulier pour des musiques n’utilisant pas la gamme tempérée. Les frettes sont posées sur le manche à intervalle précis qui va s’amenuisant depuis la tête jusqu'au corps. En divisant la longueur vibrante de la corde par la racine douzième de 2 ( La distance entre le sillet de chevalet et la ne barrette (comptée à partir du sillet de tête), ou longueur vibrante, est donnée par la formule : où d est le diapason (longueur de la corde à vide). Sur les touches de guitare folk ou électrique, on trouve fréquemment une incrustation nacrée permettant au guitariste de repérer rapidement la bonne case pour positionner ses doigts. On trouve ces incrustations sur la troisième case, la 5e, la 7e, la 9e, puis une double incrustation à la 12e case (l'octave par rapport à la note de la corde jouée à vide). Et la même séquence d'incrustations sur les cases de l'octave supérieure (consulter l'illustration de la touche). Les cordes [modifier]Le cordage (l'ensemble des cordes) est la partie de la guitare qui produit les notes : en étant mises en mouvement (par frottement, par pincement ou par percussion), les cordes vibrent et émettent une onde sonore, d'autant plus aiguë que la corde est fine et que la longueur vibrante de la corde est courte. Il existe plusieurs types de cordes : en nylon, en nickel ou en silicone. Les premières étant utilisés pour les guitares acoustiques, les cordes métalliques sont indispensables aux guitares électriques car, en vibrant, elles génèrent des modifications du champ magnétique produit par les micros. Enfin les cordes en silicone sont principalement utilisées sur les guitares non électriques et sont appréciées pour leur confort de jeu, notamment pour la main droite sans médiator. Accord [modifier]Généralement au nombre de six, les cordes sont le plus souvent accordées ainsi, de la plus grosse à la plus fine : mi, la, ré, sol, si et mi, ou encore EADGBE selon la notation anglo-saxonne de la musique, qui remplace chaque nom de note par une lettre de l'alphabet. Cette combinaison de notes est appelée l'accordage standard. La corde la plus épaisse - la plus grave - est appelée « bourdon », elle correspond au mi grave de la guitare. La corde la plus fine - la plus aiguë - est appelée « chanterelle », elle correspond au mi aigu de la guitare. On peut également accorder une guitare en accord ouvert, autrement nommé « doigté ouvert » ou open tuning, terme générique qui désigne abusivement tous les accordages non standards, par exemple sol : DGDGBD (ré sol ré sol si ré) ou ré : DADF#AD (ré, la, ré, fa dièse, la, ré). La guitare a alors la particularité de jouer un accord de sol ou ré avec toutes les cordes jouées à vide. L’accord standard permet de jouer dans des tonalités différentes ; l’open tuning nécessite un capodastre pour changer de tonalité, ou une bonne connaissance des doigtés. Cette technique est très utilisée en musique traditionnelle, qui est généralement modale et diatonique. Par exemple, l’accord DADGAD (D4 sans tierce) est fréquent en musique celtique ou folk. Si une guitare possède plus ou moins de 6 cordes, l'accordage sera adapté. Ainsi, sur une guitare 12 cordes où chaque corde d'une guitare standard est doublée (chaque couple de cordes étant appelé « chœur »), les quatre chœurs de cordes graves sont accordés à l’octave (une corde accordée normalement, l’autre à l’octave supérieure) et les deux chœurs les plus aigus à l’unisson. Montage [modifier]Les cordes sont généralement montées, c’est-à-dire attachées aux clefs ou aux chevilles de la tête d’un côté et sur le corps (soit à un cordier soit sur le chevalet) de l’autre, en général dans l’ordre des notes qu’elles produisent « à vide » (sans appui des doigts sur la touche). Chaque corde a un diamètre différent : plus le diamètre est faible, plus la corde est fine et plus le son est aigu. Caractéristiques [modifier]Les cordes possèdent des caractéristiques de souplesse et de résonance différentes selon la matière utilisée (essentiellement nylon, bronze, nickel, cuivre et parfois en or afin de limiter l’oxydation due à la sueur. Le choix des cordes est fondamental pour la qualité du son comme pour le plaisir du jeu : les cordes en nylon produisent en effet un son plus chaud (c’est-à-dire privilégiant les fréquences graves) que les cordes en métal, lesquelles sont plus sonores et produisent un son plus métallique (privilégiant les fréquences aiguës). Les cordes métalliques se distinguent par le type de fil qui les recouvre : les « filées plat » ont en général un son plus neutre et plus mat que les « filées rond », plus brillantes. On les distingue également par leur « tirant », ou « coefficient de souplesse ». En général, plus une corde a un tirant faible, plus elle est souple, mais plus le son produit est faible. Les guitares électriques, dont le son est amplifié artificiellement, ont souvent des tirants très faibles par rapport aux guitares acoustiques. Il faut choisir les cordes en fonction du style de musique joué. Certaines cordes sont propices au rock, d’autre au blues et au classique. Les tirants plus élevés nécessitent une musculature plus développée et peuvent exiger un certain temps d’adaptation. Le changement du tirant d’une guitare doit être suivi d’un réglage afin de ne pas déformer, voire casser l’instrument, la tension sur le manche étant d'autant plus forte que le tirant est fort. Le corps [modifier]C’est une partie fondamentale en ce qui concerne l’émission des sons et qui, par conséquent, conditionne en grande partie la qualité de l’instrument. Cela est vrai aussi bien pour la guitare acoustique avec caisse de résonance( en bois verni pour la plupart ) que pour la guitare électrique au corps le plus souvent plein, même si les micros et l’amplification jouent un rôle tout aussi important dans le second cas. Guitare acoustique [modifier]Le corps d'une guitare acoustique est doté d'une caisse de résonance. Il se compose de trois parties principales :
Guitare électrique et électro-acoustique [modifier]La guitare électrique est le plus souvent dépourvue de caisse de résonance, car l'amplification du son y est confiée essentiellement à des microphones situés sous les cordes. Son corps est donc simplement constitué d'une pièce de bois assez épaisse, sur laquelle sont fixés chevalet, manche et parfois cordes. Sur certains instruments, notamment électriques de haut de gamme, le sillet lisse du chevalet est remplacé par six mini-sillets (généralement métalliques), appelés « pontets », permettant un réglage individuel de la longueur de chaque corde. Si les guitares électriques sont majoritairement de type solid body (« corps plein »), de nombreux modèles existent avec des corps semi-évidés (semi hollow) ou totalement évidés (hollow). Appelées en français « demi-caisses », leur table d’harmonie est habituellement pourvue d'orifices (les ouïes) rappelant ceux des violons. Ces guitares sont plus légères, et leur son plus cristallin compense des vibrations moins puissantes. Dans le cas de manches conducteurs, la caisse consiste juste en deux « ailes » rapportées par collage de chaque côté du manche. Certaines guitares dites "électro-acoustique" ont des ouïes décentrées de diverses formes (circulaires ou ovoïdes), et même, sur certains modèles électro-acoustiques, pas d'ouïe du tout. Leur corps est parfois dépourvu d'éclisse, et est réalisé en matière plastique moulée et renforcé de fibres de verre ou de carbone. A noter que, de plus en plus de guitares non-classique comportent des tables d'harmonie proches des guitares classiques, c'est à dire en bois résineux (pin, épicéa...) soit plates (avec barrage ou renforts pour supporter la tension des cordes) soit creusé dans la masse (guitares demi-caisse ou caisse pleine type "jazz" à chevalet réglable), ceci pour une sonorité plus proche des guitares "sèches", comportant plus d'harmoniques par opposition aux guitares à micro magnétique (voir microphone). Aujourd'hui, les types de guitare ont tendance à se mélanger (exemple : guitare classique électro-acoustique...) et les instrumentistes utilisent volontiers des modèles de construction classique pour jouer des morceaux jazz, blues ou autre, ces modèles ayant, le plus souvent, un micro céramique (voir plus bas). Ces guitares permettent une amplification par amplificateur, qui donne un son d'une qualité proche de celui de la guitare sans amplification. Microphones [modifier]Situés sur la table, entre le chevalet et le manche, sous les cordes, les microphones sont l'un des éléments les plus fondamentaux d'une guitare électrique, car c'est sur eux que repose, en l'absence de caisse de résonance d'une taille suffisante, toute l'amplification du son. Le principe en est simple : chaque micro contient des aimants qui génèrent un faible champ magnétique. En vibrant, les cordes perturbent ce champ, ce qui permet au microphone de capter cette vibration et de la transmettre à un amplificateur. Il existe de nombreux types de microphones, dont chacun a un fonctionnement et une « couleur » de son particulier. Les plus répandus sont les microphones à simple bobinage et les microphones à double bobinage. Les microphones à simple bobinage furent les tous premiers : l'aimant (en Alnico ou en alliage de type céramique) est entouré de plusieurs milliers de tours d'un fil de cuivre fin et vernis formant le bobinage. Ces microphones ont le défaut d'être sensibles aux interférences (champs électromagnétiques ambiants produits par exemple par les éclairages au néon, les transformateurs, les écrans cathodiques, etc.). Pour pallier ce problème, ont été créés dans les années 1950 les microphones à double bobinage, association de deux microphones à simple bobinage inversés. Cette combinaison permet de filtrer les perturbations en éliminant la composante continue du signal grâce à l'inversion des polarisations et des sens de bobinages des deux microphones simple accolés. Enfin, les microphones peuvent être passifs ou actifs. Avec ces derniers le signal est immédiatement traité par un pré-amplificateur. Les microphones actifs ont donc besoin d'une alimentation externe (des piles). Cette pré-amplification a pour objectif d'abaisser l'impédance, ce qui rend le signal moins sensible aux parasites et réduit ses pertes avant qu'il n'arrive à l'amplificateur, en particulier lors de l'utilisation de longues distances de câbles et d'éléments intermédiaires, comme les effets. Une deuxième caractéristique de la pré-amplification est d'éviter la perte de certaines fréquences de la bande passante, qui sont absorbés par les systèmes passifs (une des conséquences de l'impédance élevée). Depuis, cependant, de nombreux progrès ont été faits, et les microphones passifs tendent à gommer cette différence avec leurs homologues actifs. Contrairement à une idée reçue, les microphones actifs ne produisent pas un niveau de sortie plus important que les microphones passifs. Ce n'est donc pas la raison pour laquelle ils sont souvent utilisés chez les guitaristes jouant dans des styles metal, ou rock. La raison de cette utilisation vient de la nature des aimants qui sont le plus souvent utilisés dans les microphones actifs : les aimants en céramique (essentiellement basés sur un mélange de baryum et de strontium). En effet, les microphones utilisant des aimants en céramique favorisent une attaque plus franche et incisive que les microphones à aimants Alnico, d'où une sensation de dynamique et de puissance accrue. Là encore, les constructeurs ont élargi les possibilités et le public visé, en produisant des microphones actifs à aimants en Alnico et des microphones passifs à aimants en céramique. Les microphones actifs sont plus couramment utilisés pour les guitares basses. Les bassistes ont été plus ouverts à utiliser les microphones actifs que les guitaristes qui, eux, se sont montrés plus réticents en raison d'une idée, probablement erronée, selon laquelle les microphones actifs produisaient un son froid. Cette raison vient plus du grain sonore très différent qui existe entre les microphones Alnico et les microphones céramiques. Ces microphones "piézo-éléctriques" (ou céramique) captent, non la vibration de la corde, mais celle de la table au niveau du chevalet. Le principe est une céramique qui génère une différence de potentiel à ses bornes lorsqu'elle est déformée. Une mince baguette (ou une pastille) de cette matière est reliée à un préamplificateur (généralement contenu dans l'instrument). Lors que la table vibre, elle déforme le micro (inclus dans le chevalet ou collé sur la table d'harmonie) qui génère une tension proportionnelle à l'intensité de celui-ci et de même fréquence. Il suffit de la corriger (en grave et/ou en aigüe) et de l'injecter dans un amplificateur externe (souvent qualifié d'acoustique). Depuis peu[Quand ?], de nouveaux microphones dits « optiques » voient le jour : ils mesurent les vibrations des cordes à l'aide d'un rayon laser. Ces nouveaux types de microphones sont totalement insensibles aux interférences électromagnétiques et permettent, selon leurs constructeurs, un meilleur rendu des harmoniques. Il existe enfin des microphones placés à l'intérieur de la caisse (du type à électret ou dynamique, actifs ou passifs), et qui captent le son de l'intérieur de la guitare par vibration de l'air contenu dans la caisse. On couple souvent ce type de micro (dont l'emplacement est réglable grâce à une tige malléable) à d'autres types, céramique ou magnétique. Il apportent une richesse sonore supplémentaire et permettent, après mélange avec les autres sources, de trouver "le" son idéal proche de la guitare sans amplification. Le vibrato [modifier]Certaines guitares électriques sont équipées d'un chevalet mobile sur lequel peut venir se visser ou se bloquer une tige métallique (que l'on appelle bras de vibrato)permettant de modifier la tension des cordes, en un mouvement créant un effet de vibrato. Un dispositif plus sophistiqué, permettant des variations de tension extrêmement importantes, a été mis au point par la marque Floyd Rose. Outre un chevalet différent, il inclut un système de blocage des cordes au niveau du sillet afin de limiter fortement leur désaccordage, qui peut intervenir avec d'autres modèles de vibratos comme par exemple sur les Fender. Autres éléments [modifier]Le corps d'une guitare peut supporter de nombreux autres éléments. Certains ont un but purement esthétique, comme le pickguard, pièce arrondie placée à côté des cordes sur la table, et qui vise à éviter que des mouvements trop amples de plectre ne viennent endommager le vernis de la guitare. D'autres visent à améliorer ou à modifier le son. Les guitares électriques portent ainsi en général des boutons rotatifs (aussi appelés potentiomètres ou « potards ») permettant de gérer le volume et la « tonalité » (proportion de fréquences aiguës et graves), ainsi qu'un sélecteur permettant de sélectionner alternativement l'un ou l'autre des micros. Enfin, certaines guitares électro-acoustiques (voir plus bas) sont équipées d'un pré-amplificateur qui permet de modifier le son sur la guitare elle-même. Sur certaines guitares, la rosace est remplacée par des épaulettes. Types [modifier]Qualité [modifier]La guitare est un instrument fragile car constitué d'éléments dissemblables dans leur composition (bois, métal, nylon) auxquels on inflige des efforts physiques importants. Il suffit de songer à la tension qui s'exerce sur les cordes quand elles vibrent, ou à ce que représente la traction des cordes pour le manche (en accordage standard, la tension de chaque corde représente un poids d'environ cinq à quinze kilogrammes), ou encore les variations de température pour le bois de la caisse, sans compter les risques permanents de choc puisque l'instrument est par essence « nomade ». La guitare idéale est donc une combinaison équilibrée de tous ses composants dans le but d'atteindre une excellence acoustique qu'on espère voir s'améliorer avec le temps. C'est un travail de professionnel qui nécessite des connaissances dans le domaine acoustique et de la physique. Même les guitares produites « à la chaîne » par les grandes marques nécessitent ces connaissances. Voici donc quelques critères à connaître pour apprécier longtemps une guitare.
La sonorité de certaines guitares évolue de manière notable dans le temps. Les plus sensibles à ces évolutions sont les guitares acoustiques, composés de bois fins et massifs qui, dans le cas de l'épicéa par exemple, peuvent se développer pendant leurs premières années d'utilisation. Dans ce cas, le son aura tendance à devenir plus flatteur et plus puissant. Ce n'est pas le cas des guitares économiques faites de bois contreplaqués. Les guitares acoustiques sont aussi sensibles aux changements d'hygrométrie et de température. Techniques de jeu [modifier]La guitare possède de très nombreuses techniques de jeu, adaptées aux différents types de guitare et aux différents styles de musique interprétés. Les techniques de jeu sont également adaptées aux différents goûts et choix du musicien. Pour pincer les cordes, l'usage des doigts est naturel mais on utilise souvent un accessoire, le plectre (ou médiator), pour accentuer le claquant du son. Accordage et accords de guitare [modifier]Les accords sont identifiés par la, si, do, ré, mi, fa et sol. Du fait de la popularité de la guitare dans les pays anglo-saxons, on trouve aussi une notation « internationale », qui identifie les accords par une lettre : A (la), B (si), C (do), D (ré), E (mi), F (fa) et G (sol). Cette notation a l'avantage d'être brève et d'être très courante. Les guitares à 6 cordes sont généralement accordées (du grave à l'aigu) avec les notes :
Pour accorder une guitare, il existe plusieurs méthodes : utiliser un accordeur électronique qui reconnaît les fréquences des notes. Il est utilisé généralement pour sa facilité d'emploi. Ou utiliser une note de référence (souvent le la (A) de la 5e corde) avec un diapason par exemple. Ensuite il suffit d'accorder les autres cordes en fonction de cette première. Voici les écarts entre les cordes à vide avec un accordage standard EADGBE :
La guitare s'écrit en clé de sol, mais il s'agit d'une clé de sol à l'octave inférieure. C'est pourquoi, dans la notation moderne, on ajoute un petit « 8 » en dessous de cette clé pour signaler cette transposition. Le fait d'avoir choisi la clé de sol, sans doute pour des raisons de facilité eu égard à la popularité de l'instrument, fait que la guitare est un instrument transpositeur (instrument dont la notation musicale ne correspond pas au son produit). Mais la guitare n'est un instrument transpositeur que parce que la clé de sol lui a été assignée. Dans l'absolu, il eût fallu choisir la clé d'ut quatrième ligne, auquel cas la guitare n'aurait pas été transpositeur. Mais cette clé, moins connue et moins populaire, n'a probablement même pas été envisagée. Cette liberté dans le choix d'une clé fautive vient probablement du fait que la guitare, étant un instrument de volume assez faible, ne fait pas partie de l'orchestre symphonique et échappe ainsi aux contraintes de notation musicale propres à ce type d'orchestre. Cependant, de nombreux artistes ont utilisé d'autres façons d'accorder, on citera par exemple Keith Richard, Frank Zappa, Nick Drake, Sonic Youth, Jimmy Page (Led Zeppelin) ou Pierre Bensusan qui en ont fait leur spécialité. Parmi les autres manières d'accorder, il existe le « DADGAD » (cordes en ré la ré sol la ré, de la plus grave à la plus aiguë), utilisé en musiques celtique et country[note 1]. L'intérêt de cet accord est d'une part de faciliter le jeu grâce à de plus petits écarts entre les doigts, et d'autre part, de fournir des « basses-bourdons » (surtout de ré, la tonalité la plus utilisée en musique irlandaise); en contrepartie, les changements de tonalité sont plus difficiles. Le DADGAD fait partie des façons d'accorder que l'on appelle accord ouvert (open tuning). Un autre intérêt de certains accordages alternatifs est que les cordes frottées à vide produisent un accord; il suffit alors de barrer une case pour obtenir le même accord plus aigu. Le DADGAD et autres « accord ouvert » (open tuning)
Les accords de guitare sont utilisés dans la musique d'accompagnement, soit pour donner le rythme par battement (frottement de plusieurs cordes simultanées en suivant un rythme régulier), soit pour enrichir la ligne mélodique en faisant des arpèges (pincement régulier et consécutif des cordes). Jouer un accord consiste à jouer simultanément trois notes ou plus. La description d'un accord revient donc à identifier pour les six cordes l'endroit où il faut placer les doigts et les cordes devant rester muettes. Sur une guitare, une même hauteur de note peut être obtenue de différentes manières, un même accord peut donc se réaliser de plusieurs façons (au moins trois ou quatre, au prix parfois de quelques extensions de doigts pouvant être douloureuses). Mais, de par la configuration de l'instrument, les accords parfaits sont le plus souvent joués en drop, c’est-à-dire dans l'ordre fondamental : quinte, octave, tierce, quinte et octave. Concernant les accords de septième, celle-ci vient alors se substituer à la première octave. La neuvième, elle, se substitue généralement à la seconde octave. Bien souvent, les guitaristes apprennent les positions d'accords par cœur, en commençant par les plus faciles à réaliser et les plus fréquentes, dits « accords de base ». Il existe des recueils qui donnent, sous forme de diagramme, les différentes positions d'accord. Aucun ne peut prétendre à l'exhaustivité, mais comme pour tout instrument polyphonique, ces accords peuvent être retrouvés par l'interprète, grâce aux règles définissant les accords de trois sons et plus. Apprendre par cœur nombre de positions d'accords est donc facultatif. Sur les partitions, les accords sont soit présentés sous forme de diagramme, soit désignés par leur nom (voir Accord). Pour parler simplement, l'accord porte le nom de la note fondamentale (do, do#, ré, etc.), agrémenté d'un « m » minuscule s'il est mineur. On trouve parfois un chiffre à suivre, maj7 pour un accord de septième majeur, 7 pour un accord septième de dominante et un « + » pour un accord augmenté (« - » pour un accord diminué). Exemples d'accord :
En notation anglo-saxonne, les exemples d'accords ci-dessus donneront :
D'autres notations existent, notamment celle qui consiste à écrire les accords mineurs avec une minuscule (Em -→ e), ce qui abrège encore l'écriture. Écriture musicale [modifier]Les partitions pour guitare sont écrites selon deux grands systèmes de notation.
Ce système désigne une suite de notes sur une portée de cinq lignes. Cette notation, universellement connue, rebute le débutant car elle nécessite d'apprendre le solfège, puis l'équivalent des notes de la partition sur la guitare. En contrepartie, le guitariste est capable de jouer toute musique écrite sur une partition . Elle est très utilisée pour la guitare classique, mais aussi pour les musiques actuelles.
Sur une portée de six lignes (chaque ligne représente une corde), on porte pour chaque note un n° qui correspond à la position de la case sur laquelle appuie le doigt qui bloque la corde (0 - corde à vide, 1 - première case, etc.). Le rythme est écrit en dessous de ces numéros comme sur une partition classique. Cette notation nécessite très peu de connaissance musicale, puisqu'il s'agit de placer ses doigts sur la bonne corde à la case indiquée. Tous les genres de musique ne sont pas représentés, ce qui limite son emploi. Les tablatures sont très utilisées dans la guitare nord-américaine : country, blues, western ou ragtime. Cette notation a également été la seule usitée pour la guitare jusqu'au début du XIXe siècle. Elle a l'avantage de pouvoir reproduire fidèlement les jeux de doigts et les effets de doigté propres à la guitare. Des logiciels qui traduisent automatiquement la musique sur portée en tablature commencent à apparaître sur le marché (voir l'image ci-contre).
Œuvres célèbres pour guitare [modifier]Cette section contient une liste non exhaustive d'œuvres célèbres pour guitare.
Pour les principaux compositeurs ayant écrit pour la guitare classique, voir Catégorie:Compositeur pour guitare classique.
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Jeudi 12 Février 2009Poster un commentaire
Batterie (musique)Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.(Redirigé depuis Batterie (instrument))
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Une batterie est un ensemble de fûts, cymbales, et autres percussions utilisé dans la plupart des genres musicaux actuels pour marquer le rythme. Avec la guitare basse, la contrebasse ou encore les percussions, la batterie fait partie de la section rythmique d'un orchestre ou d'un groupe de musique. Le terme de « Batterie » peut aussi désigner un groupe constitué de plusieurs musiciens jouant de ces instruments, notamment dans les ensembles dit « Orchestres de batterie-fanfare ».
Historique [modifier]La batterie a vu le jour au début du XXe siècle. Les principaux éléments qui la composent (grosse caisse, caisse claire, cymbales,...) existaient déjà au sein des orchestres classiques et des fanfares militaires. L'apparition de la batterie (en tant que regroupement de ces divers instruments) est directement liée à la naissance du jazz, ainsi qu'aux différentes évolutions technologiques du début du XXe siècle. Aussi les premières batteries portaient-elles le nom de « jazz », du nom du style de musique qui leur donna naissance. Son origine profonde est pluriculturelle et ancienne : la caisse claire (vers 1850) et la grosse caisse (XVIIe siècle) sont d'origine européenne. Les cymbales sont issues d'Orient et sont probablement un des instruments les plus anciens du monde. Ainsi les premières traces d'objets s'apparentant à des cymbales remontent au IIIe millénaire av. J.-C., en Inde. Les toms, quant à eux, trouvent leurs racines dans les percussions amérindiennes et africaines et furent probablement inventés à la même période que les vases en terre cuite. Le « charleston », bien que travaillé jusqu'à sa forme actuelle par le jazz dans les années 1920, provient d'un instrument de percussion romaine datant de l'Antiquité : le scabellum. Avec l'évolution du style de La Nouvelle-Orléans, la batterie connaît son véritable développement, surtout grâce à des batteurs comme Zutty Singleton. Depuis, la batterie, qui n'était à l'époque que l'assemblage d'une grosse caisse, d'une caisse claire et d'une cymbale, s'est beaucoup complexifiée. Lié à cet enrichissement de ce qu'on appelle le "set" (composition de l'instrument propre à chaque batteur, en fonction d'une époque et d'un style), on peut noter également que, depuis la création de la batterie, les "batteurs" n'ont jamais cessé d'étendre les possibilités techniques de cet instrument. Ceci est particulièrement audible dans le jazz - alors que le pattern rythmique du rock reste quasiment immuable -, ainsi que dans ses multiples extentions (par ex., indienne : Zakir Hussein ; afro-cubaine : Airto Moreira, Alex Acuna ; africaine : Paco Serry, Moktar Samba ; moyenne orientale, récemment : avec Anouar Brahem, etc.) Aujourd'hui il est difficile de dire qui repoussera les limites techniques et musicales de cet instrument, à la fois archaïque (cymbales et toms) et "militaire" (tambour, caisse claire). A ce propos, il faut noter que les américains (noirs ou blancs), sont particulièrement au devant de la scène jazzistique (Steve Gadd, Dave Weckl, Billy Cobbham, Dennis Chambers, Tony Williams, Jack DeJohnette, Jeff "Tain" Watts, Bill Stewart, et bien d'autres, actuellement, toujours plus impressionnants de par leur jeunesse effective qui contraste avec leur maturité musicale, derrière des solistes tels que Kenny Garrett, Chris Potter, Mike Stern, John Scofield, Chick Corea, etc.) En France, il existe également de "fortes personnalités musicales" qui représentent cet instrument: André Ceccarelli, Daniel Humair, Christian Vander, Simon Goubert, etc. Matériaux de fabrication courants [modifier]Les fûts d'une batterie peuvent être constitués de plusieurs matériaux. Pour les toms et la grosse caisse, sont couramment utilisés :
La qualité des modèles en feuilles de bois varie, toutes les essences n'ayant pas les mêmes qualités acoustiques. On peut citer, parmi les bois les plus couramment employés, l'érable, le peuplier, le chêne, l'acajou, etc. Il existe — presque exclusivement sur le marché de l'occasion — des modèles de toms tout en acier, fabriqués sur le même principe que des caisses claires de différentes tailles auxquelles on aurait retiré les timbres de résonance. La fabrication de ce genre de matériel a été abandonnée par l'immense majorité des fabricants à la fin des années 1970. Le but de leur conception était de fournir une puissance sonore élevée que le bois ne permettait alors pas d'obtenir. Depuis, les améliorations constantes apportées à la sélection du bois, à son collage et aux parties mécaniques des toms ont rendu l'utilisation d'acier obsolète dans la course à la puissance acoustique. De plus, l'acier présente des défauts assez gênants au nombre desquels un manque de sustain et la présence d'harmoniques parasites difficiles à éliminer fût-ce mécaniquement ou en sonorisation. Parmi les matériaux employés pour la fabrication de caisses claires, outre ceux déjà cités plus haut, on peut aussi citer divers alliages à base de cuivre, allant du jaune au « rouge » (qui ressemble plutôt à un rose « saumon ») selon la teneur en autres métaux. Les cuivres jaunes sont des alliages que l'on emploie également pour la fabrication des cymbales. L'épaisseur de la « feuille » de métal est variable, là encore, allant d'un peu plus d'un millimètre à près d'un centimètre. Les modèles les plus profonds et employant une feuille de cuivre épaisse peuvent atteindre la dizaine de kilogrammes. Finition [modifier]Comme la grosse caisse et la caisse claire, les toms peuvent se voir appliquer diverses finitions à but esthétique ou accoustique. Généralement, ils sont laqués et vernis à la façon d'un piano, simplement cirés ou encore pourvus d'une couche supérieure faite d'un matériau différent : feuille de rhodoïd pour le bas de gamme, autre revêtement synthétique à motifs peints ou sérigraphiés, tissu (notamment chez Remo) ou encore fine feuille d'acier inoxydable (voir ci-dessus). En ce qui concerne les modèles mélangeant plusieurs essences de bois, celle présentant à la fois l'apparence la plus attrayante et les meilleures qualités acoustiques est généralement collée sur les autres : on parle alors de pli de finition - ex : un pli de finition en érable collé sur 4, 5 ou 6 feuilles d'acajou. Composition d'une batterie standard et variantes [modifier]Les éléments suivants font la plupart du temps partie d'une batterie, en nombre variable (les numéros correspondent aux éléments de la photo) : Les cymbales (de couleur dorée, en alliage à base de bronze) sont :
Il existe d'autres instruments non représentés : crash-ride, gong, cencerro, tambourin, etc. La caisse claire est située au milieu, entre les jambes du batteur (3). Toutefois une seconde caisse claire (ou plus) peut être ajoutée, le plus souvent à la gauche du stand de charleston pour les droitiers, et inversement à droite pour les gauchers. Lorsqu'elle est moins épaisse, avec un fût d'une profondeur inférieure à 4", elle est appelée caisse claire piccolo. Lorsqu'elle est de faible diamètre, généralement 10" ou 12", c'est une caisse claire soprano ou sopranino. Les toms qui sont le plus généralement au nombre de deux ou trois (avec le tom médium, mais il n'y a pas de limite) :
La grosse caisse est posée à même le sol (1). Il existe des surélévateurs de grosse caisse pour les petites dimensions (ex : la "Manu Katché" de Yamaha) Les accessoires sont généralement constitués d'une pédale de grosse caisse simple, double voire triple, une pédale de charleston, un pied de caisse claire et des pieds de cymbale. Au nombre des éléments que l'on peut régulièrement retrouver sur les batteries modernes, on peut citer en outre :
Certaines batteries très complexes peuvent comporter de nombreux toms et cymbales supplémentaires ainsi que plusieurs grosses caisses. Pour soutenir le tout, une armature tubulaire (rack) peut être employée. Cette armature peut être particulièrement impressionnante, comme pour le batteur Terry Bozzio. Certains batteurs ont fait de la complexité de leur batterie une vraie marque de fabrique, à l'image de Mike Portnoy ou Simon Phillips du groupe Toto. Techniques de jeu [modifier]Pour jouer de la batterie, on utilise généralement des baguettes de bois ou en métal, qui peuvent recouvrir différentes formes (généralement type viper ou « rondes » ), qui sont caractérisées par leur diamètre, la forme/taille/matière de l'olive (bout de la baguette) et la longueur du col (partie entre le manche et l'olive). On peut aussi utiliser des balais, qui se présentent sous la forme d'un manche d'où sortent de longs brins, le plus souvent métalliques, qui permettent d'obtenir un son plus doux : on les utilise pour le jazz ou le blues. Ils s'utilisent pour frapper les peaux comme avec des baguettes, mais on peut aussi les écraser et « balayer » la caisse claire, ce qui donne un son de frottement. André Ceccarelli en est l'éminent représentant. Existent aussi les rods (en français « fagots »), fins rondins de bois liés qui s'utilisent comme des baguettes et qui permettent de contrôler la frappe plus facilement puisque le poids est moindre. Le son produit est ainsi intermédiaire entre celui des baguettes et des balais. Cependant, la durée de vie d'une paire de rods est assez courte. La prise en main des baguettes peut se faire de deux manières :
Les styles de frappe sont quant à eux très variés. On peut citer pour les plus employés, outre les variations autour de la frappe classique où l'olive de la baguette vient frapper les peaux plus ou moins près du centre des fûts, le cross-stick et le rimshot, souvent confondus, le premier n'étant généralement employé que sur la caisse claire, ou encore la technique Moeller, initiée par Sanford Moeller dans les années 1920, issue du tambour militaire. Celle-ci permet de marier vitesse d'exécution et contrôle des coups accentués. Elle est basée sur le rebond de la baguette, accompagné d'un mouvement combiné de l'avant-bras et du poignet. De plus, le jeu caisse claire/charleston est également sujet à variantes :
Il existe également différentes techniques de jeu au pied pour la grosse caisse et le charleston :
Lecture de partition [modifier]Sur une partition en clé de sol : - Sous forme de notes :
- Sous forme de croix :
Toutefois, la position des notes peut changer d'une partition à l'autre. Ainsi , par exemple sur les partitions de Dante Agostini, la caisse claire sera, pour une portée en clé de sol, placée sur le Si. La partition de batterie est différente de celle du piano, ou du violon, car elle n'utilise pas les mêmes notes mais possède quand même une clef. La note correspond à un son, car chaque accessoire sur lequel on tape, a une tonalité différente. La partition a aussi 5 lignes (pour les portées type Dante Agostini). Les coups sur les cymbales sont représentés par des croix, au dessus de la ligne la plus haute. Chacune a une croix qui lui est propre, on distingue le charleston ouvert et fermé. Les toms aigus sont représentés sur les lignes les plus hautes par des ronds (comme les notes "habituelles"), ainsi que le tom basse mais qui lui est en bas. La caisse claire est représentée par un rond au milieu, ou une croix si le jeu se fait en rimshots. Les accents, les nuances et autres sont comme sur les autres partitions. Les notations diffèrent selon les partitions : sur certaines on rajoute quelques instruments comme le triangle ou le chimes. Il existe aussi d'autres type de portées à une ou deux lignes. La batterie est un instrument qui n'a pas vraiment de notation musicale stricte mais de plus en plus, c'est la notation du type Dante Agostini qui est utilisée. Sur toutes les méthodes de batterie, il y a une légende qui attribue à chaque signe (triangle, rond, carré, etc.) un instrument à frapper et éventuellement une indication du type de frappe à lui appliquer. La batterie électronique [modifier]Il existe aussi des batteries électroniques, avec lesquelles on joue sur des Pads, en caoutchouc, ou en fausse peau (peau résille, mesh ou maillée) reproduisant plus ou moins le toucher d'une batterie acoustique, mais sans en produire le volume sonore important car le son peut être entendu à l'aide d'un casque audio, ce qui permet de pratiquer sans gêner son entourage. Un autre avantage de la batterie électronique est de pouvoir configurer précisément le son produit par chaque Pad, ce qui vous permet de jouer avec des kits différents sans pour autant avoir besoin d'acheter du nouveau matériel. Ces batteries sont également plus faciles à transporter car une fois le rack replié, elles prennent une place moins importante que les batteries acoustiques. Ce type de batterie, autrefois très coûteux, bénéficie depuis quelques années, outre de tarifs de plus en plus intéressants, de performances de plus en plus poussées : les Rimshot sont gérés et les sensations de jeu s'approchent au plus près des sensations procurées par une batterie acoustique. Tags associés : Batterie
Jeudi 12 Février 2009Poster un commentaire
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